Contexte et faits
La question du SMIG en RDC revient au centre du débat social. Jeudi 29 janvier, la 37ᵉ session du Conseil national du travail (CNT) s’est ouverte à Kinshasa. Cette rencontre vise à ajuster l’application du salaire minimum interprofessionnel garanti.
À l’ouverture des travaux, le vice-Premier ministre et ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a insisté sur la nécessité d’un compromis. Il représentait la Première ministre lors de cette session stratégique.
Selon lui, le CNT constitue un démonstrateur du dialogue social. En effet, il permet de rapprocher les positions parfois opposées des partenaires sociaux. Ainsi, le SMIG en RDC ne peut s’appliquer sans tenir compte des réalités économiques.
Par ailleurs, la réunion tripartite du 15 janvier 2026 avait déjà préparé le terrain. Elle avait réuni le gouvernement, les employeurs et les syndicats. Cette démarche a renforcé la confiance entre les parties, malgré les tensions persistantes.
Déclarations et réactions
Lors de son intervention, Jean-Pierre Lihau a rappelé un principe fondamental. Sans travailleurs, il n’y a pas d’entreprise. Cependant, sans entreprises, il n’y a pas d’emplois. Cette réalité impose un équilibre délicat.
Il a ainsi appelé à la responsabilité collective. De plus, il a insisté sur l’esprit de compromis et la flexibilité. Selon lui, le dialogue social reste la seule voie crédible. En conséquence, aucune solution miracle ne peut être imposée unilatéralement.
De son côté, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba, a précisé l’objectif des travaux. Les discussions portent sur plusieurs projets de textes proposés par les trois bancs : gouvernement, employeurs et travailleurs.
Il a souligné que cette session s’inscrit dans une continuité institutionnelle. D’ailleurs, les consultations préalables ont permis d’identifier les points sensibles. Ainsi, les débats actuels visent des solutions concrètes et équilibrées sur le SMIG en RDC.
Enjeux et perspectives
Les enjeux dépassent la simple fixation d’un salaire. En effet, le SMIG en RDC touche directement la survie des entreprises, surtout les petites structures. Dans un contexte économique fragile, toute décision a des conséquences majeures.
Les résolutions attendues devront répondre à deux défis essentiels. D’une part, elles doivent faciliter l’application du décret n°25/22 du 30 mai 2025. D’autre part, elles doivent améliorer les conditions de vie des travailleurs.
Par ailleurs, la question des allocations familiales minimales et du logement reste centrale. Ces éléments complètent le revenu des salariés. En conséquence, ils influencent fortement le pouvoir d’achat réel.
Un autre point important concerne l’introduction d’un Salaire Minimum Agricole Garanti. Ce projet vise à protéger les travailleurs du secteur rural. Cependant, l’informalité croissante complique sa mise en œuvre.
Ainsi, le CNT devra tenir compte de la concurrence régionale et de la vulnérabilité du tissu économique. Le succès du SMIG en RDC dépendra donc de décisions pragmatiques et adaptées.
Le Conseil national du travail apparaît comme un levier décisif pour l’avenir social du pays. Grâce au dialogue, il peut rapprocher des intérêts divergents. Le SMIG en RDC ne doit ni étouffer les entreprises ni appauvrir les travailleurs.
En définitive, l’équilibre recherché conditionnera la paix sociale et la préservation de l’emploi. Si le consensus l’emporte, cette session pourrait marquer un tournant durable pour le monde du travail congolais.




















