À New York, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rencontré jeudi 25 septembre Gianni Infantino, président de la FIFA. Au cœur des échanges : le développement du football congolais à travers la construction d’infrastructures modernes, la formation et la promotion des jeunes talents.
Une rencontre symbolique à New York
En marge de ses activités diplomatiques à New York, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a eu un entretien exclusif avec Gianni Infantino, président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). L’échange, qualifié de « chaleureux » par la presse présidentielle, a mis en lumière l’intérêt particulier du chef de l’État congolais pour le football, discipline sportive la plus populaire du pays.
« Je suis honoré de rencontrer le président Tshisekedi, un passionné du football », a déclaré Gianni Infantino, soulignant le rôle que peut jouer le sport roi dans la consolidation de l’unité nationale et la jeunesse.
Des projets structurants pour le football congolais
Selon Infantino, la FIFA envisage plusieurs projets en faveur du football congolais. Parmi les priorités évoquées :
La construction de stades modernes répondant aux standards internationaux.
Le développement d’arénas et de terrains d’entraînement afin de favoriser la pratique sportive dans toutes les provinces.
La création d’écoles de football et de centres de formation, pour encadrer les jeunes talents et structurer les filières de détection.
Ces initiatives s’inscrivent dans la volonté de la FIFA d’accompagner les pays africains dans la professionnalisation et la modernisation de leurs infrastructures sportives.
Le football, un enjeu social et diplomatique
En RDC, le football dépasse le cadre du simple divertissement. Véritable ciment social, il fédère des millions de Congolais autour des clubs historiques comme le TP Mazembe ou l’AS Vita Club. Sur le plan international, le pays a marqué l’histoire en remportant deux Coupes d’Afrique des Nations (1968 et 1974).
Cependant, le manque d’infrastructures adaptées, la mauvaise gouvernance et l’insuffisance de financements freinent encore l’essor du sport. L’implication directe du président Tshisekedi et l’appui de la FIFA pourraient constituer un tournant décisif.
Une stratégie continentale de la FIFA
La visite de Gianni Infantino en marge de l’Assemblée générale des Nations unies s’inscrit également dans une dynamique plus large. Depuis plusieurs années, la FIFA multiplie ses partenariats avec les gouvernements africains pour promouvoir le football comme outil de développement. Le programme « FIFA Forward », déjà actif dans plusieurs pays, a permis la rénovation de stades et la professionnalisation des fédérations.
La RDC pourrait ainsi bénéficier d’un accompagnement similaire, à condition que la Fédération congolaise de football (FECOFA) parvienne à résoudre ses propres crises internes et à garantir une gestion transparente des financements.
Un signal fort pour la jeunesse congolaise
Pour Félix Tshisekedi, ce rapprochement avec la FIFA envoie un signal d’espoir à la jeunesse congolaise, dont une large partie rêve de percer dans le football. Le développement des infrastructures sportives pourrait également contribuer à l’éducation, à l’emploi et à la cohésion sociale.
La rencontre de New York pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans l’ambition de la RDC de retrouver une place de choix sur l’échiquier footballistique africain et mondial.





















