Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a pris acte, lundi à Luanda, d’une série de propositions formulées par son homologue angolais, João Lourenço, également Président en exercice de Union africaine(UA). Cette brève visite de travail, organisée dans la capitale angolaise, s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques visant à mettre fin à l’agression rwandaise et à restaurer une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo.
S’exprimant à l’issue de l’entretien, le Chef de l’État congolais a souligné la qualité des échanges et l’intérêt des propositions avancées par le Président Lourenço. « Nous avons discuté de plusieurs sujets, principalement la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. À son initiative, j’ai reçu des propositions que j’ai trouvées très intéressantes et qui, je l’espère, nous permettront d’avancer concrètement vers la paix », a déclaré Félix Tshisekedi, en présence de son hôte.
Des propositions arrimées aux processus existants
Le Président Tshisekedi a tenu à préciser que ces initiatives s’inscrivent strictement dans le cadre des processus de paix déjà en cours, notamment ceux de Washington et de Doha, soutenus par l’Union africaine. « Il est important de souligner que ces démarches ne constituent pas un nouveau processus. Nous restons pleinement dans les cadres de Doha et de Washington », a-t-il insisté, écartant toute interprétation d’une médiation parallèle.
Cette clarification vise à renforcer la cohérence diplomatique et à consolider l’adhésion des partenaires internationaux engagés dans la recherche d’une solution politique au conflit, alors que la situation sécuritaire demeure volatile dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’engagement angolais salué
Félix Tshisekedi a, une nouvelle fois, salué l’engagement personnel de João Lourenço en faveur de la pacification de l’est congolais. Qualifiant la situation d’« agression barbare », il a exprimé sa confiance dans le leadership du Président angolais, qu’il considère comme un acteur central de la diplomatie africaine pour la paix. « À son initiative, je crois que la paix deviendra réelle », a-t-il déclaré, tout en se réservant de divulguer, à ce stade, le contenu détaillé des propositions.
Cette rencontre fait suite à une précédente visite effectuée il y a deux semaines à Luanda, dans le cadre d’échanges réguliers entre les deux chefs d’État pour coordonner les efforts de résolution de la crise sécuritaire et humanitaire qui frappe les zones sous occupation ennemie.
Un accord de paix fragilisé sur le terrain
Pour rappel, le 4 décembre dernier, les Présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi avaient signé un accord de paix sous la médiation de leur homologue américain, Donald Trump. Cet accord n’a toutefois pas résisté aux violations répétées constatées sur le terrain, attribuées au régime de Kigali, malgré les pressions diplomatiques exercées par les États-Unis et d’autres partenaires internationaux.
En dépit de ces démarches, le groupe armé M23/AFC, appuyé par le Rwanda, poursuit son occupation illégale de plusieurs territoires congolais, aggravant une crise humanitaire déjà qualifiée de sans précédent par les autorités de Kinshasa.
À Luanda, l’initiative de l’Union africaine, portée par la présidence angolaise, apparaît ainsi comme une tentative de relance crédible des efforts de paix, dans l’espoir de transformer les engagements diplomatiques en une stabilité durable pour l’est de la RDC.




















