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Washington demande de fouiner dans les placards de Kabila

Entre un Tshisekedi qui s’oppose à « fouiner » dans le passé de la gestion de son prédécesseur et l’administration Trump qui le presse de livrer les brebis galeuses du régime, la pression est intense et le dilemme patent. Pendant ce temps, le peuple manifeste son impatience d’accéder, enfin, à l’amélioration promise de son vécu quotidien. Quel camp choisir ?

L’administration Trump suit avec attention tout ce qui se passe en République démocratique du Congo, depuis l’arrivée au pouvoir de Félix-Antoine Tshisekedi. Acteur de l’opposition au régime Kabila, le président Tshisekedi arrive avec l’ambition
de diriger autrement. Il ne s’explique pas qu’un pays aux potentialités incommensurables héberge sur son sol une population pauvre, classée parmi les dernières de la planète.

En réaction, il décide de rouvrir le pays au monde, en menant une diplomatie agissante et en renouant avec des partenaires traditionnels qui, pour la plupart, ne portaient plus à cœur le régime de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Avec Félix Tshisekedi, le pays redevient fréquentable. Des délégations de haut rang le visitent à nouveau. C’est dans cet élan que les Nations unies envoient leur Haut commissaire aux droits de l’Homme, Michèle Bachelet, pour discuter avec les autorités congolaises du respect des droits humains et de la lutte contre les violences. Cas, notamment, de la violation alarmante de ces droits à Djugu (Ituri), des exactions des milices Kamwina Nsapu dans les Kasaï, des tueries des adeptes de Bundu dia Kongo (Kongo Central) et à Yumbi dans le Maï-Ndombe, des charniers de Maluku (Kinshasa), etc.

Si le fait est passé inaperçu, il convient d’indiquer que, presqu’au même moment, une équipe de la Cour pénale internationale (CPI) a mené une mission secrète dans le pays. Serait-ce un simple hasard de calendrier ? Ce qui est certain, c’est que les émissaires de la CPI se sont déployés sur le terrain, à la recherche des
éléments de preuve pour étoffer le dossier congolais étalé sur le bureau de la procureure Fatou Bensouda. Il n’est pas étonnant que, demain, des mandats de comparution soient émis de La Haye à l’attention de plusieurs personnalités congolaises.

UNE TRILOGIE

La suite du combat contre la violation des droits humains et, aussi, contre la corruption, a vu débarquer Dr. Peter Pham, envoyé spécial des États-Unis dans la région des Grands Lacs. Il a succédé à la délégation de la CPI.

Tout ce beau monde vient contrôler la « gouvernance » en RDC. Pas seulement celle de Félix Tshisekedi, au sens strict, mais de toute la gouvernance du pays, depuis Joseph Kabila. Le message de tous ces émissaires se focalise sur une trilogie : la bonne gouvernance, la lutte contre la
corruption et le blanchiment des capitaux.
Est-ce que le pouvoir décrypte ces messages que lui envoie la communauté internationale à travers tous ces émissaires ? C’est la question qu’on se pose, car le contenu univoque de ces messages contraste avec la volonté du président Tshisekedi de ne point « fouiner dans le
passé ». Or, selon les analystes, ne pas fouiner dans « ce » passé, c’est vouloir couvrir les 18 années de prédation du régime Kabila.

Contraint de protéger son allié de la coalition au pouvoir, le chef de l’État creuse le fossé entre lui et la population qui digère très difficilement sa relation avec son prédécesseur. En effet, Kabila
et ses hommes sont perçus par le commun des Congolais comme faisant ombrage à l’actuel pouvoir et l’empêchant de prendre ses marques. La population estime que le refus de fouiner dans leur passé encourage
l’impunité des Kabilistes, accusés à tort ou raison qu’ils de montreraient toujours « arrogants » comme s’ils n’avaient des comptes à rendre à personne.

Aujourd’hui, Washington remet les pendules à l’heure et demande à Félix Tshisekedi de fouiller dans les placards du régime Kabila qui, selon les observateurs, aurait beaucoup tripoté avec les fonds publics actuellement logés dans des paradis fiscaux. Le but recherché à travers
toutes les recommandations des derniers émissaires diplomatiques est de pousser le président Tshisekedi à rompre totalement
avec un passé de honte et de prédation écrit par le régime précédent.

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