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TSHANGU : DES CONDUCTEURS MENACENT

L’augmentation du prix du litre de carburant à la pompe a été à la base de la rareté des transports en commun hier lundi 1er octobre sur le boulevard Lumumba et dans bien d’autres artères de la ville de Kinshasa. Les conducteurs abordés au courant de la journée n’arrêtaient pas de râler. Ils menacent de revoir, eux aussi, à la hausse le prix de la course.

Les chauffeurs des transports en commun qui desservent les artères de la ville de Kinshasa ne savent pas à quel saint se vouer. Ils constatent avec regret que les autorités du secteur du transport n’ont pris aucune disposition par rapport à la nouvelle donne. Ce, expliquent-ils, au moment où, le prix du litre du carburant a grimpé.
” Nous n’arrivons plus à acheter la même quantité de carburant avec le montant habituel. Ce qui constitue une réelle perte pour nous. C’est ainsi que nous demandons aux autorités de nous autoriser de revoir aussi à la hausse le prix du déplacement. Si elles ne le font pas, nous serons poussés à le faire à notre manière “, a promis un taximan interrogé à l’arrêt Quartier 1, le long du boulevard Lumumba.



MAJORATION UNILATERALE DES PRIX
Pendant que certains conducteurs se réservent le droit de revoir le prix du transport à la hausse, d’autres transporteurs ont unilatéralement majoré des prix. Ce, parfois au prix des chamailleries et échanges des propos injurieux avec les clients.
C’est le cas du tronçon Kingasani-Centre ville de Kinshasa, qui se négociait entre 500 et 800 franc congolais selon les heures, mais dont certains conducteurs exigeaient catégoriquement 1000 fc hier. Le trafic Gare Centrale-Kintambo Magasin se payait hier à 700 fc. Un trajet qui se négociait à 500 fc jusque-là.
” je te prie de m’excuser mon frère. Je ne l’ai pas fait exprès. Je t’en prie, je ne le savais pas. Je ne suis sorti qu’avec 500 fc “, se plaignait hier près de la station de KintamboMagazin, une femme, la trentaine révolue, à l’endroit d’un conducteur antipathique.



LES PLAINTES DES CONDUCTEURS
” Les passagers nous prennent à tort pour des méchants. Nous n’en pouvons plus. Ce sont ces légers excédents qui nous permettent de compenser les pertes que nous enregistrons. Nous n’avons pas de choix “, a réagi Felix, M., un conducteur des voitures appelées communément ” Ketch “.
Cette hausse du prix du carburant n’épargne pas les conducteurs des taxi-motos. “Nous sommes également concernés par cette augmentation du prix du carburant. C’est ainsi que la plupart d’entre nous ont décidé de ne pas travailler aujourd’hui “, a confié Freddy, abordé sur la route Mokali, dans la commune de Kimbanseke.
La rareté de transports en commun, observée hier sur certaines artères de Kinshasa a aussi été liée au fait que la plupart des propriétaires des véhicules desservant le transport en commun ont décidé ne pas les lancer sur la chaussée, le temps, que les autorités prennent des mesures en leur faveur, espèrent-ils.
Orly-Darel NGIAMBUKULU


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