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Revue de presse du vendredi 22 juin 2018.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) convoque l’électorat à partir du samedi 23 juin prochain. Le lendemain, aux premières heures, elle ouvrira ses portes aux candidats à la députation provinciale. Un peu plus tard, soit presqu’un mois après, le 22 juillet 2018, l’occasion sera donnée à tous ceux qui, depuis plusieurs années, bavent et aspirent à briguer la magistrature suprême, de déposer leurs dossiers en même temps que les candidats à la députation nationale, annonce La Prospérité.

De la Majorité présidentielle (MP) à l’opposition, de la société civile aux indépendants, l’heure de vérité a sonné pour se mettre en ordre de bataille pour les élections du 23 décembre 2018, indique le quotidien, qui fait remarquer que les dés seront jetés : la machine à voter est maintenue. Le seuil de représentativité de 2 % sera appliqué. La caution, quoique doublée, tamisera les candidatures aussi bien fantaisistes que fallacieuses. Du coup, le processus tant réclamé à cor et à cri, est là.

Alors que la CENI se dit prête à négocier les derniers virages du processus électoral, des millions de Congolais se posent des questions sur la taille réelle du corps électoral, fait remarquer Le Phare.

En effet, depuis que l’audit conduit par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) avait confirmé la présence, dans le fichier électoral, de plus de six millions de doublons et mineurs découverts par la CENI elle-même, puis révélé l’existence de 16,5 % d’électeurs enrôlés sans empreintes digitales, de même que le gonflement inexpliqué de certaines circonscriptions électorales et l’amaigrissement suspect de certaines autres, le nombre exact de votants fait polémique, le fichier électoral dressé par la commission électorale ne rassure pas, avance le quotidien.

Pour le tabloïd, des incertitudes persistent, dans des millions d’esprits, sur la volonté de l’équipe de Corneille Nangaa à nettoyer correctement le fichier électoral. Car, depuis le mois de mai, date de la sortie des conclusions de l’OIF, rien n’indique que les doublons, les mineurs, les policiers, les militaires, les étrangers et autres fictifs ont effectivement été évacués du fichier électoral.

A ce sujet, Capsud.net fait observer que la convocation de l’électorat est « un pas décisif » mais qui se pose sur « un arrière-fond non consensuel ».

Dans sa tribune, ce média en ligne donne la parole à un doctorant et analyste des questions électorales, Alain-Joseph Lomandja. Ce dernier pense par exemple, que la convocation de l’électorat n’est pas un concept constitutionnel.

« En son article 73, la Constitution congolaise parle plutôt de la convocation du scrutin pour l’élection présidentielle 90 jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice. Cette disposition n’existe que pour la présidentielle. Dans son calendrier, la CENI se réfère non pas à l’article 73 de la Constitution, mais à l’article 11 de la loi électorale qui reconnaît à son bureau la compétence de convoquer l’électorat conformément à son calendrier. Ainsi donc, au lieu des trois mois constitutionnels qui séparent la convocation de l’organisation du scrutin présidentiel, ce sont les 6 mois du calendrier électoral qui s’imposent, entre autres à cause de la combinaison des 3 scrutins », argumente-il.

Les nouvelles ne sont pas rassurantes, à 24 heures de la convocation de l’électorat, alerte Le Potentiel, qui se fonde notamment sur la démission du responsable informatique de la CENI.

Au niveau des partis et regroupements politiques, des litiges sont encore pendants au niveau du ministère de l’Intérieur. La mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016 demeure à ce jour un chantier inachevé. Des graves restrictions continuent à peser sur l’exercice des libertés publiques. Dans ces conditions, la tenue d’élections libres et apaisées passe pour un leurre, estime le quotidien.

Pour concilier les vues, le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) sollicite la tenue urgente d’une tripartite avec le gouvernement et la CENI avant l’ouverture de ces bureaux, rapporte Dépêche.cd

Un vœu exprimé par le CNSA, à l’issue d’une plénière tenue jeudi 21 juin à Kinshasa, capitale de la RDC.

Le CNSA déplore l’absence du consensus politique tel que prévu dans l’accord autour de la machine à voter, la présence des 16.6% d’enrôlés sans empreintes digitales ainsi que la non-libération de certains prisonniers politiques, d’opinions et amnistiés, contrairement aux prescrits de l’accord de la Saint Sylvestre, ajoute ce média en ligne.

Discours de Kabila au Congrès

Le Soft international s’intéresse quant à lui au discours annoncé du chef de l’Etat au parlement réuni en congrès, d’ici le 20 juillet.

“Que va dire le Président?”, s’interroge le quotidien. On cherche en vain sur le marché. On tourne et retourne. Rien qui fuite. Parmi six textes à l’ordre du jour, la session extraordinaire va examiner en urgence – et ce n’est certainement pas un hasard – une proposition de loi portant sur le statut des anciens chefs de l’État, écrit le journal, qui cite le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.

Beaucoup attendent que le président de la RDC se prononce aussi sur son avenir politique. Réfléchissant sur cette question, le tabloïd note qu’un mois après ce discours, soit le 25 juillet, ce sera l’ouverture des opérations de dépôt des candidatures, notamment pour la présidentielle, une période qui va courir jusqu’au 8 août. Les scrutins combinés (présidentielle, législatives nationales et provinciales) sont prévus le 23 décembre. Va-t-il évoquer la question de son « dauphin » ? Réponse du journal : « Kabila est insondable. »


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