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Revue de presse du jeudi 4 juillet 2019


Les journaux parus ce jeudi matin à Kinshasa reviennent sur les arrêts de rectification des erreurs matérielles qui avaient provoqué l’invalidation de certains députés nationaux.

La Cour constitutionnelle, dont une chambre spéciale était occupée, depuis plus d’un mois, à examiner les dossiers relatifs aux erreurs matérielles touchant les résultats des élections législatives nationales du 30 décembre 2018, a finalement rendu ses arrêts mercredi 03 juillet dans la soirée, rapporte Le Phare.

Au bout du compte, note le journal, on ne sait pas quels candidats ont été réellement élus à la députation nationale et lesquels ont effectivement échoué. En tous les cas, le sentiment général est que les nouveaux arrêts de la Cour constitutionnelle n’ont pas convaincu grand monde en termes de transparence et d’équité, conclut le quotidien.

Actu30.info cite notamment Daniel Safu, Raphaël Kibuka, Chérubin Okende et Daniel Mbau, tous membres de Lamuka, qui sont de retour à l’Assemblée nationale.

En revanche, ajoute le site web, d’autres élus nationaux perdent définitivement leurs sièges. C’est le cas, par exemple, de Jean Goubald Kalala, dont le siège a été accordé à Pierre Kangundia, détaille le portail.

Proclamé “élu” par la Commission électorale nationale indépendance (CENI) avant d’être invalidé par la cour constitutionnelle, Jean-Claude Kibala s’est vu réhabilité, mercredi 3 juillet, par la même cour dont les arrêts sont théoriquement inattaquables, révèle Actualite.cd.  

Validé, l’élu de Mwenga dans la province du Sud-Kivu prône le boycott des activités parlementaires et la dissolution des deux chambres du parlement, indique le site web.

Pour Jean-Claude Katende de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), ces réhabilitations discréditent tout simplement la Haute Cour, rapporte 7sur7.cd.

Pour lui, poursuit le site web, la réhabilitation des députés invalidés injustement contribue à discréditer la Cour Constitutionnelle qui change ses décisions à cause de la pression.

C’est dans ce sens que l’Union nationale des cadres universitaires congolais pour le développement (UNCUCD), une structure de la société civile a initié le 2 juillet une pétition pour le remplacement des juges de la Cour constitutionnelle à la suite du traitement controversé des litiges électoraux tant de la présidentielle, des législatives nationales et que ceux des sénatoriales, indique Le Potentiel.

Cette structure a saisi le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour solliciter son « apport citoyen pour la transmission et communication de cette pétition au peuple congolais », indique le tabloïd.

Tempête dans le FCC

Dans un autre registre, les médias kinois reviennent sur les tensions enregistrées au sein du Front commun pour le Congo (FCC) après la désignation du candidat président du Sénat.

Le choix d’Alexis Thambwe Mwamba, comme candidat du FCC à la présidence du Sénat, ne fait pas l’unanimité dans la famille politique de Joseph Kabila, rapporte Le Potentiel.

Deuxième force politique du FCC, l’AFDC-A de Modeste Bahati s’y oppose farouchement et a opté pour son autorité morale en « qualité de candidat au poste du président du Sénat pour l’intérêt du FCC ».

Après la fronde de Henri-Thomas Lokondo à l’Assemblée nationale, le FCC doit maintenant se défaire de l’énigme Bahati qui, confirme son entourage, est prêt à aller jusqu’au bout, conclut le journal.

Pour Modeste Bahati, renseigne Actualite.cd, sa candidature arrive au point nommé pour éviter le revers subi par le FCC à la présidentielle, à cause d’un « mauvais casting ».

7sur7.cd qui parle d’un duel fratricide entre Thambwe Mwamba et Bahati Lukwebo rapporte aussi que Eric Birindwa, de l’AFDC-A au Nord-Kivu, estime que le choix d’Alexis Thambwe est non consensuel et s’écarte de l’esprit et de la lettre de la charte du FCC.

L’AFDC-A sollicite la prise en compte de son poids politique, tout en évoquant le partage équitable des responsabilités au sein du gouvernement en formation, dans les entreprises du portefeuille de l’Etat, dans la diplomatie et la Commission électorale nationale indépendante, ajoute Africanewsrdc.net.

Outre cette sollicitation, poursuit le site web, l’AFDC-A insiste sur le respect du principe de la solidarité au sein de la plate-forme politique Front commun pour le Congo.

Alors que le FCC ne s’est pas totalement remis de la brouille provoquée par la désignation de deux membres du PPRD à la primature et à la présidence de l’Assemblée nationale, rappelle Cas-info.ca, le choix de Thambwe Mwamba à la chambre haute du parlement vient agiter davantage le navire Kabiliste. Le site web parle d’une éventuelle fissure du FCC.

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