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Révolution de la modernité : la destruction du réseau routier kinois prépare la « mort » de Transco

La destruction du réseau routier kinois atteint son paroxysme, à l’heure où la principale société locale du transport en commun, Transco qui est un acquis précieux de la Révolution de la modernité, ne manque pas d’ambitions : « Organiser le transport interurbain à l’aide des bus appropriés [bus climatisés avec des sièges confortables en velours] ; créer des lignes particulières [de l’aéroport vers les grands hôtels] et les transports VIP pour les hôtes de marque ; accroître le parc automobile dans la ville-province de Kinshasa pour soulager un tant soit peu la demande de transport en commun estimé à 2.000.000 de passagers payants par jour ; démarrer le transport en commun dans quelques grandes ville de la RD Congo, notamment à Kisangani et à Lubumbashi », a déclaré en son temps devant la presse et des invités, Michel Kirumba Kimuha, alors DG ai. L’occasion, pour rappel, était à la présentation d’un rapport annuel de l’entreprise. le DG a également démontré que pour vaincre les grandes ambitions, la gestion rigoureuse des subventions de l’Etat s’imposait.



La Révolution de la modernité, les chaussées et les bus

Le macroprogramme de la Révolution de la modernité a eu le mérite, entre autres réalisations, d’avoir mis à la disposition de la population de Kinshasa, une société de transport en commun, Transco, s’inscrivant dans les normes internationalement reconnues. Il est un principe qu’aucune ville ne peut se prévaloir d’une société de transport urbain compétitif, si elle (la ville) ne peut en amont, se prémunir d’un réseau routier viable.

C’est, en fait, ce qu’avait compris le concepteur du macroprogramme de la Révolution de la modernité. Pour l’heure, en effet, il revient aux animateurs d’institutions étatiques d’intérioriser la vision du Chef et de la matérialiser. Ceci pour s’harmoniser avec un vœu collectif exprimé dans l’hymne national, le « Débout Congolais » : « Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix… ».

Dans une de ses éditions, Africa News, un bi-hebdo local a ressorti le calvaire des habitants de Makala, Ngiri Ngiri et ceux du quartier Kimbangu dans la commune de Kalamu, suite à « l’état piteux de la route Elengesa, une route qui se détériore davantage… Une situation qui pousse notamment les chauffeurs de taxis à éviter cet itinéraire, rendant le transport en commun difficile et rarissime, dans ce coin de la capitale congolaise », a dépeint le journal.

Après l’espoir suscité par l’intervention de la main-d’œuvre chinoise, dans le cadre du programme de la réhabilitation et la modernisation des chaussées, il s’observe que celles de Kinshasa ne rassurent plus. La jonction des avenues Commerce et Kasa-Vubu demeure préoccupant pour les chauffeurs.

Avec la reprise prochaine des pluies, l’avenue Luambo Makiadi (ex. Bokassa) où les travaux de réhabilitation sont en stand-by, ajoutera un plus au calvaire des transporteurs. En somme, la dégradation est le maître-mot sur les artères de grand trafic, à l’instar de l’avenue Luambo Makiadi, principale voie d’entrée au marché central qui est en rupture.

Des plaintes sont enregistrées de part et d’autres, d’un coin à l’autre de la capitale, au sujet des routes. L’avenue Kianza dans la commune de Ngaba a perdu de son asphalte. L’avenue de l’Université est défigurée, en partie impraticable entre le rond-point Bongolo et petit-pont (entre Ezo et Kianza).

Cette situation revêt une ampleur particulière, en un temps où le taux de circulation de véhicules et de piétons a galopé à Kinshasa. La voie routière reliant le site de l’université de Kinshasa au quartier Kimwenza nécessite réhabilitation, de même que partant de l’entrée N’Djili sur le boulevard Lumumba à N’Djili-Kikimi (ex N’Djili Brasserie), en passant par l’ex-Centre congolais de maraîchers et fermiers (Cecomaf).

Le changement de mentalités, préalable nécessaire à la cohésion nationale

Octobre 2013, les lampions se sont éteints sur les assises des Concertations nationales. Dans son discours devant le congrès, en effet, Joseph Kabila (dont une citation suit), a démontré que la cohésion nationale sans un repentir sincère, voire une métamorphose individuelle et collective, n’est qu’un vœu pieu. Aussi appelle-t-il les Congolais de tous bords à la régénération, en vue d’assumer avec responsabilité ce nouveau virage.

« Grâce aux Concertations nationales, demain sera différent d’aujourd’hui. L’émergence de la RD Congo exige en effet, que chacun s’engage et que, là où il sert la République, il s’améliore. Par-delà la mobilisation générale, c’est donc à un changement profond que nous sommes individuellement et collectivement appelés. Changement de mentalités, de méthodes et de comportement. Pour mettre fin aux conflits sous toutes ses formes, poursuivre la reconstruction du pays et conforter la perspective d’un Congo fort, uni et prospère, il nous faut donc plus d’éthique et de sens du bien public, il nous faut plus de participation et de consensus, tout en respectant les textes fondamentaux de tout exercice démocratique. Il nous faut plus de solidarité dans l’effort et dans le partage des dividendes, bref, il nous faut davantage de cohésion nationale » (fin de citation).

Payne
L’Avenir

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