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Requêtes de Katumbi : Vunduawe promet un examen diligent

Après le dépôt, le mercredi 08 août 2018, par les avocats de Moïse Katumbi, de deux requêtes de ce dernier au Secrétariat du Premier président du Conseil d’Etat, le professeur Félix Vunduawe Te Pemako, en raison de la non fonctionnalité du greffe du parquet près cette juridiction, on redoutait d’apprendre qu’elle ne serait pas saisie.

Contrairement aux craintes des cadres et membres de l’Ensemble, la plate-forme électorale Katumbi, qui se considère toujours comme éligible à la magistrature suprême du pays, il y a eu plus de peur que de mal.

En effet, 48 heures après la réception du dossier de Moïse Katumbi,
le professeur Vunduawe a accepté d’échanger, le vendredi 10 août 2018,
à son bureau de travail, avec Delly Sesanga, Secrétaire Général de
l’Ensemble, la plate-forme qui soutient la candidature de Moise
Katumbi à la présidentielle du 23 décembre 2018.
Au menu de leur entretien, il y avait naturellement les deux requêtes
introduites par les avocats du précité au Conseil d’Etat. On rappelle
que dans la première, dite « en référé de liberté », le président de
l’Ensemble sollicite du Conseil d’Etat la levée de toutes les mesures
lui interdisant l’entrée sur le territoire de la République
Démocratique du Congo, tandis que dans la deuxième, dite « en libéré
conservatoire », il demande que soit ordonné à la CENI (Commission
Electorale Nationale Indépendante), de bien vouloir lui accorder une
dérogation et d’accepter d’enregistrer sa candidature hors délai,
étant donné qu’il a été arbitrairement empêché de rentrer dans son
pays pour remplir ce devoir civique.
En principe, selon sa loi organique, le Conseil d’Etat avait 48
heures pour se prononcer sur les deux requêtes de l’ex- gouverneur de
l’ancienne province du Katanga. Mais compte tenu des problèmes
organisationnels et logistiques qui se posent à cette jeune
juridiction pour sa mise en œuvre, cela n’était pas possible.
Toutefois, le professeur Vunduawe a promis à Sesanga de faire
diligence dans le traitement du dossier qui représente une véritable «
patate chaude » pour son institution.
On croit savoir qu’avant la fin de cette semaine, l’opinion pourra
être fixée sur le sort qui sera réservé à Katumi par le Conseil
d’Etat, la plus haute juridiction de la République Démocratique du
Congo.
Pour le Secrétaire General de l’Ensemble, Delly Essangea, le Conseil
d’Etat, mis en place récemment avec la nomination de son 1er
président, le professeur Vendue, se trouve face à un terrible défi,
celui de démontrer à la communauté nationale et internationale qu’il
est réellement le garant des libertés individuelles contre tout abus
de pouvoir.
« Nous voulons voir effectivement si ce Conseil d’Etat va être à la
mesure de la tâche que lui confère la Constitution, à savoir celle de
garantir les libertés publiques face aux abus de pouvoir des autorités
en place », a martelé ce proche de Moise Batumi, avant d’ajouter que
leur plate-forme attend des mesures conservatoires par injonction du
juge administratif, qui demande à la CENI de rouvrir la réception de
la candidature de Moise Katumbi pour l’élection présidentielle.
Le professeur Vunduawe qui a promis de faire du Conseil d’Etat le
dernier rempart contre l’arbitraire et les abus du pouvoir, est placé
devant ses lourdes responsabilités.
Eric Wemba


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