congosynthese

Rendez-vous de la BAD à Busan en Corée du Sud. RDC : Yav Mulang au four et au moulin !

53ème Assemblée annuelle. Assises stratégiques et importantes. Comment secréter la croissance économique en Afrique ? Comment industrialiser l’Afrique ? 54 pays membres régionaux et 26 pays non régionaux de la BAD s’y penchent à Busan, en Corée, depuis mardi 22 mai dernier. Les experts et   représentants des gouvernements, des entreprises, de la société civile, des groupes de réflexion, des universités et des médias africains et d’ailleurs, abordent, sans ambages, toutes les questions liées notamment, au développement de l’Afrique. 

Organisées sous le thème «Accélérer l’industrialisation de l’Afrique», les Assemblées annuelles 2018 de la Banque africaine de développement (BAD) qui réunissent les gouverneurs des banques centrales de  54 pays membres régionaux dont ceux de la RDC conduits par Henri YAV MULANG et de 26 pays membres non régionaux de la BAD, constituent un rendez-vous de haute portée historique.

L’industrialisation de l’Afrique est l’une des cinq priorités stratégiques (High 5) de la BAD, au côté  de quatre autres, «Electrifier l’Afrique», «Nourrir l’Afrique», «Intégrer l’Afrique» et «Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique». Dans leurs  différentes allocutions,    le président du groupe de la BAD,  le Dr DESINA, le vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances de la Corée du sud, Dong Yeon Kim,  ont invité les africains  à s’engager dans ce  processus qui favorise la transformation structurelle de l’économie.
L’Afrique connaît une forte croissance économique depuis près de deux décennies, l’industrialisation  ne s’est pas développée dans la même mesure, a souligné le président de la BAD qui estime,  par ailleurs,   qu’une industrialisation rapide de l’Afrique est de nature à permettre des partenariats gagnant-gagnant avec le reste du monde.

Il  a été recommandé, en outre,  aux dirigeants africains d’investir dans la jeunesse, l’avenir de demain et promouvoir la croissance verte. D’ici 2020, le monde aura plus de 700 millions d’utilisateurs des téléphones smart et l’Afrique doit tirer profit de l’économie numérique, a-t-il conclu.

L’assistance a suivi par la suite la projection d’un mini-documentaire sur le processus d’industrialisation au Nigeria et au Kenya notamment, des modèles dans l’industrie manufacturière.

L’agenda 2063 de l’Union africaine présente des stratégies claires pour l’exploitation des matières premières, la création des zones économiques spéciales pour sortir l’Afrique de la deuxième place qu’elle occupe actuellement en termes d’apport dans la chaîne de valeur au niveau mondial puisque le continent exporte le brut. Ces rencontres de haut niveau constitue des moments d’échange et de partage d’expérience entre le délégué de la RDC à  ces assises,  Henri YAV MULANG et les autres partenaires au développement.

Déjà, mardi 22 mai dans la soirée que le président de la BAD, Dr Adesina, avait  ouvert solennellement ces assemblées annuelles, à la satisfaction générale des invités venus de quatre coins du globe.

Aussitôt après cette cérémonie, Yav Mulang, gouverneur pays de la RDC près la BAD, a pris part aux côtés de ses collègues à la réunion du groupe Afrique  centrale.  Celui-ci est composé du Cameroun, du Burundi, de la RC, de la RDC, de la RCA et du Tchad.

L’administrateur dudit groupe, René Obama Nlong, a présenté le rapport d’activités pour la période de janvier 2017 à avril 2018. Il a souligné la nécessité de proposer des scénarii pour l’augmentation du capital de la Banque avec possibilité d’ouvrir le fonds africain de développement aux marchés financiers internationaux.

Ils en ont profité, d’ailleurs,  pour passer en revue les différents projets financés dans le cadre de la BAD.

Pour rappel, cette réunion de Busan rassemble des ministres de l’Economie et patrons de banque de 35 pays africains avec pour objectif,  de chercher des moyens de renforcer la coopération industrielle et économique sur le continent.

Créée en 1964, la BAD contribue au développement économique et social de l’Afrique à travers la promotion des investissements.

Cette institution financière internationale compte 54 pays membres africains et 26 des autres continents. La Corée du Sud, faut-il le rappeler,  a rejoint l’organisation en 1984.

LP

(Visited 1 times, 1 visits today)

Autres titres

Baisse des prix du café robusta et arabica sur le marché international

Deo

Un incident de campagne électorale fait 6 blessés au Kasaï en RDC

Deo

Lubumbashi : inauguration du bâtiment administratif de l’INPP par le chef de l’État

Deo

Laisser un commentaire

* By using this form you agree with the storage and handling of your data by this website.

En continuant votre navigation sur ce site, vous en acceptez les conditions générales d'utilisation, et notamment notre politique de gestion des cookies. J'accepte Lire Plus