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July 14, 2020
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RDCongo: coups de feu pour disperser des fidèles à Kinshasa

Des coups de feu ont été entendus lundi matin à « Ma Campagne », quartier de Kinshasa où est établi un lieu de culte du parti-secte de Ne Mwanda Nsemi, Bundu dia Mayala (anciennement Bundu dia Kongo). Il semblerait que des policiers aient tiré en l’air pour empêcher les membres de la secte de se réunir pour prier. En raison de la pandémie de coronavirus, les rassemblements religieux ont été interdits.
S’appuyant sur le particularisme Kongo, Ne Mwanda Nsemi revendique l’indépendance des provinces qui furent le cœur de l’ancien royaume Kongo (Kongo-Central, Kinshasa, l’ex-Bandundu, divisé depuis 2015 en Kwango, Kwilu et Mai Ndombe, une partie du Congo-Brazzaville et une petite partie de l’Angola) avant la colonisation. Son rejet des « non-originaires », qui touche souvent à la xénophobie, trouve un large écho dans la population kongo mais celle-ci récuse la violence parfois utilisée par la secte.
Massacres sous Joseph Kabila
Cette dernière a été la cible de violentes exactions de la part des forces de l’ordre envoyées par le président Joseph Kabila en 2007 et 2008 (quelque 250 morts au total parmi les fidèles, dont beaucoup abattus alors qu’ils priaient, dira l’Onu), après un soulèvement, armé de bâtons, lorsque Ne Mwanda Nsemi avait été apparemment victime d’une « magouille » électorale qui l’avait privé du poste de vice-gouverneur de la province du Kongo-Central (ex-Bas-Congo).
En 2009, Bundu dia Kongo, interdit, change de nom et devient Bundu dia Mayala. Il sera lui aussi interdit, en 2011, année électorale, mais Ne Mwanda Nsemi est élu député national sur la liste du parti Congo Pax.
Après s’être brièvement rapproché de Joseph Kabila, Ne Mwanda Nsemi avait retouné sa veste et, début 2017, avait appelé sur internet à « sortir de ce pays » le Président qui s’incrustait après la fin de son second et dernier mandat légal, fixée à décembre 2016. Ne Mwanda Nsemi sera alors arrêté (après plusieurs journées de résistance de ses partisans à Kinshasa) sur base d’un mandat d’arrêt lancé contre lui pour des affrontements internes à Bundu dia Mayala, qui avaient fait 8 morts, début 2017, au Kongo-Central.
Depuis la prison, il délivre un mandat au secrétaire général de Bundu dia Mayala (la formation a été réhabilitée en 2015) afin de nommer président du parti-secte Ernest Wamba dia Wamba, vieux cheval de retour de la politique-arnaque congolaise. Quelques jours plus tard, il s’évade de la prison de Makala, à Kinshasa – avec 4200 co-détenus!
Il avait réapparu brièvement en mai 2019, au côté de Joseph Olengankhoy, rallié à Joseph Kabila, avant de disparaître à nouveau. Après la proclamation de Félix Tshisekedi comme chef de l’Etat, il avait réapparu, sans être inquiété. Depuis, il diffuse régulièrement des vidéos de propagande. Le 4 janvier dernier, il a assuré être désormais le président d’un Congo « fédéral », sur ordre du « chef des armées célestes », en vue de « mettre fin à la misère du peuple congolais ».

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