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RDC : prix du cobalt, la chute de 64% en douze mois impacte sur la croissance économique


Le prix du Cobalt a chuté de 64% entre mai 2018 et mai 2019. Il est parti de 90 000 dollars américains la tonne pour plancher à environ 30 000 dollars américains la tonne sur les cours internationaux. D’après le Fonds monétaire international (FMI), cette baisse a connu une accélération de 43% entre janvier et mai de l’année en cours.
En effet, l’économie congolaise étant dépendante des fluctuations des cours des matières premières va probablement subir le coup de cette dégringolade vertigineuse. Si les deux précédentes années ont connu une accélération de la croissance économique, l’année 2019 va être marquée par un ralentissement à cause de la tendance baissière des prix du cobalt et du cuivre.

« Le prix du Cuivre a baissé de 11% au cours de la même période. Contrairement au Cobalt, le prix du Cuivre a légèrement augmenté entre janvier et mai 2019 à hauteur de 1,98%. La production du Cobalt a ainsi baissé de 45% entre octobre 2018 et mars 2019 pendant que celle du Cuivre a diminué de 8% entre juillet et mars 2019 », a indiqué Philippe Egoumé, représentant résident du FMI en RDC dans un échange avec la presse.

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En clair, les perspectives de production de l’industrie extractive signalent un ralentissement qui nécessite des investissements notamment dans le secteur non extractif dans l’objectif de soutenir la création des richesses.

Déjà, la tendance de contributions des secteurs extractif et non extractif à la croissance économique globale s’est inversée depuis le début de cette année par rapport à l’année précédente.

Si en 2018 l’apport du secteur non extractif à la croissance économique a été de 1,3% sur les 5,9 points, indique le FMI, ce rapport s’est inversé pour s’établir à 2,8 points sur 4,3 points au profit du secteur non extractif. Cela signifie que le secteur extractif n’a contribué jusque-là qu’à hauteur de 1,5 point sur le total de 4,3 points.

« La contribution du secteur non extractif dans la croissance économique devrait augmenter suite aux investissements que le gouvernement est en train de mettre œuvre dans le cadre du programme d’urgence du chef de l’Etat », a estimé Phillipe Egoumé.

Dans l’hypothèse où l’environnement externe actuel complexe et moins favorable se dégradait, le FMI recommande aux pays tributaires des ressources naturelles de recalibrer les politiques pour soutenir la croissance, si seulement les financements disponibles et la viabilité de la dette le permettent.

D’après Phillipe Egoumé, « des reformes sont nécessaires pour mieux gérer les besoins des dépenses en faveur du développement et créer des emplois. Cela passe par l’amélioration des recettes fiscales, la gestion des finances publiques et l’efficience des dépenses ; l’encouragement des investissements privés ; l’accroissement de la productivité grâce à la diversification et la compétitivité des exportations ; et la réduction des obstacles non tarifaires pour promouvoir le commerce inter-régional.»

Emilie MBOYO

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