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RDC : le Service National répond à l’appel de Félix Tshisekedi !


L’autosuffisance alimentaire est une des priorités inscrites  dans la vision  de  Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, telle qu’il l’avait déclinée, lui-même,  le 24 janvier 2019, dans son discours  d’investiture.  Avec un peu de moyens et, surtout, avec un minimum d’attention de la part du gouvernement,  le Service National, sous la férule de son Commandant, le Général Jean-Pierre KasongoKabwik, va  incessamment inonder  le marché des biens et services, avec plus de  1000 tonnes de maïs. A la prochaine saison agricole, il   envisage également   la possibilité de doubler, tripler, voire quadrupler sa production, dès que   les moyens nécessaires auront été placés à sa portée.  D’où, le sérieux qu’il sied d’accorder à  Service National dont la réponse au programme d’urgence du tout nouveau  Chef de l’Etat ne saurait que contribuer, de manière décision, à la visibilité du travail accompli sur le plan social mais aussi, à la transformation qualitative du sol congolais en un grenier agricole susceptible de faire face à la plupart de besoins en produits vivriers  aussi bien locaux qu’en Afrique et dans le monde.

Tournant décisif

Au mois de février 2018, l’opinion nationale avait  découvert à travers les médias, les étendus des  champs réalisés par  le Service National à Kasese, dans la province du Haut Lomami. Apparemment, beaucoup n’y avaient peut-être  pas cru. Mais, aujourd’hui, il est difficile de faire encore le saint Thomas. Depuis la deuxième moitié du mois de mai, à mi-chemin de la récolte, des tonnes des sacs de maïs, estampillés  « Service National, Centre de production Mzee Laurent-Désiré Kabila », ont déjà rempli un grand dépôt, soit plus de 400 tonnes de maïs. Un deuxième dépôt de la  même  dimension  est en pleine réfection. Etant donné qu’il y a encore la moitié du champ à récolter, sans oublier le glanage dans les blocs déjà récoltés,  l’on doit s’attendre au total à plus ou moins1000 tonnes. Pour des travaux lancés à la va-vite, pour ne pas dire au hasard, ceux qui en doutaient ne pouvaient pas ne pas avoir raison. Car, lorsque le général Kasongo, aussitôt après sa nomination au mois d’août 2018, arrivait à Kasese, il n’a rien trouvé. Pas un seul hectare cultivé, pas un seul tracteur en marche. Le tort des saints Thomas, c’est d’avoir ignoré les qualités managériales du nouveau commandant qui, en plus, n’est pas un nouveau venu dans le secteur agricole.

Le seul tracteur trouvé qui avait échappé à la cannibalisation, a été réparé. Pour l’essayer, on avait  labouré quelques mètres, puis un hectare, dix hectares, jusqu’à deux cent-cinquante hectares.

Malgré l’impréparation, il n’était pas question pour le nouveau commandant, de passer outre l’orthodoxie de la pratique agricole. Le choix judicieux de la semence, des engrais, le respect de la période de semi,… voilà qui est à la base du succès, de la réussite à laquelle on voulait bien voir les autorités gouvernementales se mêler en inaugurant la récolte.  Car, nourrir la population, devrait être la préoccupation majeure du gouvernement. Malheureusement, c’est en vain que l’on avait attendu les autorités de Kinshasa pour lancer la récolte.

Laissez le Service National travailler…

On n’est pas étonné que le gouvernement à travers son ministre en charge de l’Agriculture, se mette au  travers des efforts du Service National en combattant le général Jean-Pierre KasongoKabwik.

Au moment où, le  ministre d’Etat  du Budget, Pierre Kangudia et le Ministre  des Finances, Henri  Yav Mulang, en dépit de  difficultés, raclaient le fond de leurs caisses pour permettre au Service National de produire,    le ministre de l’Agriculture, quant  à lui, s’est tapé près de 60 millions de dollars Us pour un projet qui, non seulement ne démarre pas, mais aussi n’a aucune chance de démarrer. Si dans ce domaine, des projets mort-nés ne surprennent plus personne, l’étonnant c’est la guerre que le ministre sortant de l’Agriculture a mené ou  continue à mener même lorsqu’il est déjà  parti du gouvernement contre le Commandant du Service National.

Sans vergogne, il a promis au général agriculteur, une guerre totale  notamment,  par des moyens maléfiques. Entendez, par des fétiches. Et pour ne pas être ridicule, comme on devrait s’y attendre, il s’est caché derrière une Société civile de Kasese qui chercherait le départ du Service National de leur village. Le souhait serait, si un tel projet aboutissait,  de voir le Service National laisser la place au ministère de l’Agriculture qui serait propriétaire de cette terre de Kasese.

Et pourtant, tout le monde le sait, Kasese abritait la « Gécamines développement». Sur recommandation des institutions de Bretton Woods, la Gécamines avait abandonné tous ses départements de développement pour ne se consacrer qu’à l’exploitation minière. Lorsque le Chef de l’Etat, Mzee Kabila  crée le Service National, il attribue au nouvel organe, la concession de Kasese. Le Service National, en dépit de  difficultés rencontrées, n’a jamais quitté Kasese. On ne sait pas à quel moment, ce qui était propriété de la GECAMINES, est devenue celle du  Ministère de l’Agriculture ?  Dans ce pays, celui qui attribue des terres, même pour l’usage agricole, c’est le ministère des Affaires foncières.  C’est lui qui récupère des concessions en cas de non mise en valeur. D’ailleurs, la Gécamines vient de céder son domaine de Mulungweshi au Service National. Pourquoi ce domaine n’était-il jamais passé dans le patrimoine privé du Ministère de l’Agriculture, depuis que la  Gécamines ne l’exploitait plus ?

Allez à l’essentiel

Passer du  temps avec des  querelles  avec ceux qui n’ont jamais appris à se mettre au service de l’intérêt public, serait céder à la distraction. Avec peu de moyens, le Service National a cultivé deux cents hectares de maïs. Pour la saison agricole à venir, c’est-à-dire, déjà à partir de juillet-août 2019, le Service National projette de cultiver mille hectares de maïs.

Pour ce faire, il ne demande pas mieux que l’attention du gouvernement. L’Agriculture est une activité des  précisions. On ne laboure pas n’importe quand et donc on ne sème pas n’importe quand. De même, si on veut un bon résultat, on n’utilise pas n’importe quelle semence, ni n’importe  quels engrais. Il faut donc faire des prévisions, des provisions, pourquoi pas. Dans l’agriculture, l’argent donné très tard ne servira à rien.

Sinon, autant   attendre la saison prochaine. On entre ainsi, et facilement dans un cercle vicieux. C’est donc maintenant que le gouvernement congolais doit donner au Service National tous  les appuis substantiels dont il a besoin   pour faire mieux que les mille tonnes actuelles.

Il y a urgence avec la crise de maïs qui se manifeste déjà avec la hausse brusque du prix sur le marché. Félix Tshisekedi, lui qui veut faire de la RD. Congo, une plaque tournante de l’alternance multidimensionnelle, devrait y veiller, quelles que soient les contraintes budgétaires.

LPM

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