fbpx
congosynthese

RDC: « Le peuple dehors avant et après la formation de l’union sacrée » Réflexion du député national Kasekwa de l’Ecide

Il est clair que la RDC va continuer à fonctionner au rythme d’un Gouvernement expédiant les affaires courantes durant tout le premier trimestre de l’année 2021. Par conséquent, les défis sécuritaires, sanitaires, économiques, éducationnels,… continueront à être relégués au second plan de préoccupations des gouvernants pour deux raisons fondamentales :

I. APRÈS LA DÉCHÉANCE DES MEMBRES DU BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

1) Aucun débat dont l’objet est étranger à sa mission ne peut avoir lieu sous la présidence du Bureau d’âge de l’Assemblée nationale (art.13/ROI). Cette disposition exclut toute possibilité d’examen d’une quelconque motion de censure contre le Gouvernement Ilunkamba avant la session de mars 2021.

2) En vue d’organiser les élections des membres du nouveau Bureau de l’Assemblée nationale, l’Assemblée plénière devrait prendre acte de la nouvelle proportionnalité entre la majorité et l’opposition. Au cours de cette plénière, deux constats politiques majeurs devraient être actés :
(1) Le nombre et le poids des partis et regroupements politiques ayant quitté le FCC ainsi que ceux ayant renoncé au statut de l’opposition pour participer à l’Executif dans le cadre de « l’union sucrée ».
Dans ces perspectives, le PPRD pourrait fort probablement persister à se prévaloir de sa majorité parlementaire et devrait présenter des candidats à chaque poste du Bureau.
(2) A l’exception de la Dynamique de l’Opposition, la plupart de partis et regroupements politiques membres de LAMUKA devraient renoncer au statut de l’opposition conformément à l’article 4 de la loi sur l’opposition qui stipule : « Est réputé avoir renoncé au statut de l’opposition, le parti politique ou le regroupement politique qui accepte de partager les responsabilités de l’Executif aux niveaux national, provincial,… »

II. AU CAS OÙ « L’UNION SUCRÉE » REMPORTE LES ÉLECTIONS AU BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Elle aura confirmé sans ambages le changement de majorité parlementaire au détriment du FCC. Dans ce cas, le Premier ministre devrait logiquement tirer les conséquences en présentant sa démission. La voie serait ouverte pour la nomination d’un informateur ; suivra la désignation d’un nouveau premier ministre et la composition d’un nouveau Gouvernement à investir au cours de la session de mars 2021.

III. DANS L’HYPOTHÈSE OÙ LE PPRD REMPORTAIT LES ÉLECTIONS AU BUREAU

Il confirmerait ses prétentions à disposer de la majorité et écarterait l’idée de démission du Premier ministre. Dans ce cas, il faudrait s’attendre à une initiative d’une motion de censure au mois de mars 2021.

C’est dommage !

Autres titres

Ituri: 46 civils tués par des hommes armés présumés ADF à Irumu

deo

Sud-kivu : Manifestation des sinistrés de Nyamugo , le Gouverneur Théo Kasi parle d’une manipulation

deo

Situation sécuritaire à l’Est L’abbé Donatien Nshole et d’autres évêques invités au Nord-Kivu

deo

En continuant votre navigation sur ce site, vous en acceptez les conditions générales d'utilisation, et notamment notre politique de gestion des cookies. J'accepte Lire Plus