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RDC : La FAO renforce la capacité des responsables des administrations sur l’accès à la finance climatique

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé un atelier de mise à niveau des responsables des administrations, dans le cadre des activités préparatoires( Rediness) en rapport avec l’accès à la finance climatique.

Financé par le Fonds vert pour le climat (FVC) à travers la FAO, le renforcement de capacités de responsables des administrations et la désignation des personnes ressources pour les dialogues nationaux et les plateformes de coordination institutionnelle constitue la dernière ligne de parcours des activités de relance du Readiness sur l’accès à la finance climatique.

Avec la collaboration du ministère de l’Environnement et développement durable, la FAO a fourni les connaissances nécessaires pour aider les parties prenantes à élaborer des projets devant permettre de mobiliser des fonds relatifs aux changements climatiques.

Lors de son discours d’ouverture, Pascale Madila Tshibola, assistant du représentant de la FAO en charge de l’administration et finances, a précisé que la RDC poursuit l’objectif de mobiliser à travers ses contributions, 21 milliards de dollars américains de financement mondial comme besoins du pays pour développer des projets d’adaptation et d’atténuation au changement climatique.

« La République Démocratique du Congo (RDC) figure parmi les 10 pays africains les plus vulnérables au changement climatique. C’est dans ce cadre que lors de la 21ème Conférence de l’ONU sur le changement climatique, COP21, le gouvernement congolais s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 17 % entre 2021 et 2030 dans le cadre de ses Contributions Nationales Déterminées (CDN).

Afin d’atteindre ce résultat, la RDC a indiqué dans ses Contributions Nationales Déterminées (CDN) la nécessité de mobiliser 21 milliards de dollars US de financement mondial comme besoins du pays pour développer des projets d’adaptation et d’atténuation au changement climatique », a-t-elle fait savoir.

En vue d’aider la RDC à atteindre cet objectif, le Fonds vert pour le climat a, depuis 2018, financé les activités préparatoires visant notamment à renforcer la capacité de l’Autorité nationale désignée (ADN) et à élaborer le programme-pays, mais aussi à palier au manque de données et l’option existante pour élaborer un programme national adéquat en RDC.

Ce financement, d’après madame Pascale Madila Tshibola, est axé sur le cadre du Plan national d’adaptation et le soutien dans la planification et la collecte de données pour développer un plan de résilience au changement climatique à long terme.

Encore en 2019, a-t-elle rappelé, la RDC a bénéficié, à travers la FAO, partenaire technique et entité accréditée du FVC , d’un autre financement pour les activités préparatoires d’accès aux financements climatiques, venu combler les lacunes existantes et créer des synergies avec des propositions sur les activités préparatoires (Readiness).

Une proposition d’activités qui permettra au pays « de remédier au manque, non seulement, de dialogue structuré entre les parties prenantes et à la gestion inadéquate des connaissances; au manque d’orientation entre les exigences du FCM et les priorités nationales et de données mais aussi d’options existantes pour élaborer un programme national adéquat en RDC. Elle aidera également au système de suivi et évaluation limité ainsi qu’aux autres outils d’évaluer les progrès du FCM et ses besoins en RDC.

Enfin, elle permettra de renforcer les capacités de la coordination des parties prenantes et des experts de l’AND à développer les programmes et projets dans le secteur du changement climatique et à mobiliser les finances climatiques pour la mise en œuvre de la stratégie nationale relative à l’adaptation et atténuation aux changements climatiques ».

Madame Pascale Madila a ajouté que la FAO, parallèlement à ces fonds préalablement décaissé, et dans le but de contribuer à la réduction de la vulnérabilité des populations aux changements climatiques et de bâtir une économie résiliente en leur faveur, a mobilisé des fonds additionnels en 2020. Le fond qui, selon elle, a permis d’organiser un certain nombre d’études de faisabilité technique et de finaliser le projet de renforcement de la résilience des systèmes agro-sylvopastoraux et des moyens d’existence des communautés rurales des cinq provinces du pays dont le Haut-Katanga et la Tshopo pour un financement de 10 millions USD.

La mobilisation de 21 milliards USD étant un objectif qui passe par plusieurs défis, à savoir impliquer à travers un dialogue structuré, toutes les parties prenantes concernées, en mettant en place une plateforme de communication efficace et une gestion des connaissances adéquates, renforcer le programme stratégique de la RDC et son alignement sur les priorités nationales, le pays a besoin d’élaborer des stratégies et à identifier des outils et des options à prendre.

La rencontre des différents experts et les responsables des administrations permettra de présenter les résultats atteints au terme des différents diagnostics institutionnels menés et identifiera les différentes expertises sectorielles de chaque ministère pour une meilleure prise en compte des différents projets développés dans le but de permettre un ajustement de la mise en œuvre des programmes nationaux à la stratégie de financement climatique en RDC.

A sa prise de parole, la ministre de l’Environnement et développement durable, de son côté, Eve Bazaiba a indiqué que si la population congolaise doit consentir de sacrifice pour conserver la biodiversité, il faut donc trouver des programmes alternatifs, des compensations, des programmes qui permettent à la population de continuer à vivre normalement tout en préservant ces forêts.

Elle a salué l’apport de la FAO qui s’est impliquée à renforcer d’abord la capacité de la ressource humaine qui doit être capable de négocier le fond par rapport aux assignations données en vue de ce programme communautaire.

La ministre Eve Bazaiba a, au nom du Gouvernement évoqué le besoin réel de la RDC et de sa responsabilité à sauver l’humanité au regard de ses potentialités des réserves stratégiques environnementales et de la biodiversité.

Cette cérémonie d’ouverture a été suivie de la remise officielle de kits et matériels de bureau au Coordonnateur National du Fonds Vert pour le climat par la VPM Eve Bazaiba.

Jul A

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