fbpx
congosynthese.com

RDC-FAO: Endossement de la politique nationale Bambou par le gouvernement et les parties prenantes

Dans le cadre de l’appui au gouvernement congolais, l’Organisation de Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a, à travers le projet de Coopération Technique (TCP), appuyé le Ministère de l’Agriculture dans la mise en œuvre du projet de culture de bambou en RDC. 

En vue d’assurer le développement de ce secteur dans le pays, la politique nationale Bambou en RDC a été endossée mardi 10 août 2021 par le gouvernement et toutes les parties prenantes, au cours d’un atelier tenu à l’hôtel Béatrice à Kinshasa.

Plusieurs actions menées par les personnalités venues des institutions publiques et de la société civile ont précédé à l’élaboration et l’appropriation de ce document par le gouvernement.

Quoique validée depuis le 23 août 2019 et amendée par le Bureau sous régional de la FAO pour l’Afrique centrale à Libreville, au Gabon, en juin 2020, la politique nationale Bambou en RDC a connue un retard d’appropriation par le gouvernement à cause de la situation sanitaire au pays.

D’après le représentant de la FAO en RDC, Aristide Ongone Obame, la RDC ne dispose d’aucune véritable stratégie et d’un cadre institutionnel de promotion de bambou. Ce document va aider les parties prenantes dans leurs actions en faveur du développement de ce secteur pour l’amélioration du cadre institutionnel de cette culture sur l’ensemble du territoire national.

Il précise que l’objectif du développement du secteur de bambou entre dans le cadre de l’amélioration du bien-être humain et de son environnement, notamment à travers la lutte contre la pauvreté, le changement climatique, l’utilisation non durable des ressources et la dégradation d’écosystèmes.

« Déjà, plus de 1 000 usages de bambou ont été documentés. Il est consommé sous plusieurs formes, il est également utilisé pour fabriquer des ustensiles de cuisine et sert à fabriquer des échafaudages pour la construction. Le bambou est également utilisé dans la protection des ressources naturelles, étant donné sa vitesse de croissance et sa capacité de repousse spontanée. Aussi, dans le cadre des puits carbone, le bambou devient très important car il limite le réchauffement climatique, puisqu’il peut absorber jusqu’à 13 tonnes de CO2 par hectare par an et libérer 30% d’oxygène beaucoup plus que les arbres ; il peut surtout servir au niveau des communautés pour le bois de chauffe (renouvelable) », a expliqué le représentant de la FAO en RDC.

A la fin des travaux de ce jour, le ministre de l’Agriculture, Désire Nzinga Bilihanze a remercié la FAO pour son appui apporté au ministère de l’agriculture en général et au programme national Bambou en particulier.

Le Bambou est considéré depuis quelques années comme l’une des herbes les plus prometteuses pour l’Afrique. Ainsi, la politique du bambou permettra au ministère de l’agriculture et les ministeres sectoriels, en ce qui concerne la filière bambou, de s’insérer dans le budget national.

C’est pourquoi, le ministre de l’agriculture a encouragé les partenaires au développement à appuyer la promotion de la filière bambou dont, d’après lui, « les retombées seront bénéfiques pour le pays en général et pour les populations rurales en particulier ».

Jul A

Autres titres

Ceni: Denis Kadima investi par le président Félix Tshisekedi

Juliette Aloki

RDC-FAO : Validation technique du document de projet FEM par les parties prenantes

Juliette Aloki

Grève des enseignants : Les élèves envahissent le siège du Parlement

Juliette Aloki

En continuant votre navigation sur ce site, vous en acceptez les conditions générales d'utilisation, et notamment notre politique de gestion des cookies. J'accepte Lire Plus