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RDC/ CENCO:  » La gratuite de l’enseignement risque de se transformer en une bombe qui détruira d’avantage notre pays »

CENCO

La Conférence Episcopale Nationale du Congo CENCO a, au cours d’un point de presse organisé ce mercredi 13 janvier 2021 au Centre Béthanie dans la Commune de la Gombe ,passé en revue l’état de lieu de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement de base en RDC.

Par le biais du Secrétaire Général Donatien N’shole, la CENCO a, d’abord salué cette initiative du Chef de l’Etat, avant de noter avec regret , que la mise en pratique de cette mesure n’est pas effective, notamment, à cause de la non perception des salaires par les enseignants.

 » Nous constatons que la gestion de la gratuite de l’enseignement de base créé un déficit du leadership au sein du secteur éducatif, caractérisé par les actions en court terme, l’absence de vision, de planification et de budgétisation dans la durée », déplore l’abbé N’Shole.

La CENCO relève plusieurs difficultés liées à la gratuite de l’enseignement, entre autres l’insuffisance des frais de fonctionnement des bureaux gestionnaires des écoles, dont une partie est utilisée pour soulager les Nations Unies, le dépeuplement des nouvelles écoles agréés,…

Pour ce qui est particulièrement des écoles conventionnées catholiques, le secrétaire de la CENCO a précisé que l’église catholique dispose de 724 écoles, 53373 élèves, 3273 enseignants au niveau maternelle. Au niveau primaire, elle compte 12616 écoles, 4 326 422 élèves, 161 337 enseignants, et 5298 écoles, 1 192 816 élèves, 89 234 enseignants au niveau de secondaire. Au total, 18638 écoles qui respectent la gratuite de l’enseignement.

A l’opinion selon laquelle la CENCO combat la gratuité de l’enseignement, le secrétaire général de la CENCO a fait savoir que dans 98,8% des écoles catholiques, les parents ne paient rien pour la scolarité de leurs enfants.

« Les écoles conventionnées catholiques ne se sont donc pas comportées de manière à saboter la disposition constitutionnelle de la gratuité de l’enseignement de base. Bien au contraire, elles ont essayé de trouver, désespérément, des solutions locales face aux problèmes non résolus par le Ministère de tutelle au point de cautionner certaines injustices pour sauver la politique de la gratuité, notamment la ponction des frais de fonctionnement déjà modiques et le fait de faire travailler les élèves pour l’autofinancement. Encore que les résultats de ces solutions injustes n’en sont pas une. Comment un enseignant peut-il vivre avec 10.000Fc, soit 5$ mensuellement ? », Précise l’abbé Donatien Nshole.

Donc, « Seul 1,2% des écoles des grandes villes où les parents sont amenés à contribuer pour la scolarité de leurs enfants.

La CENCO considère que c’est une désobéissance qu’il ne faut pas encourager mais il faut aussi gérer avec humanité considérant la condition de ces enseignants et les conséquences de manque d’une solution adéquate ».

De ce fait, il a rappelé que les évêques membres de la CENCO ont ,en juin 2020 ,adressé au président de la République un mémorandum dans lequel, ils lui ont soumis des propositions préalables pour la garantie de cette fin, notamment la prise en charge des enseignants non payés et l’amélioration des salaires pour éviter la frustration des enseignants dont quelques-uns étaient convenablement payés grâce à l’intervention des parents.

Espérant à la nouvelle gouvernance que le peuple congolais attend impatiemment, « la CENCO souhaite que celle-ci se penche d’urgence sur ce dossier car dans les conditions actuelles ,la gratuité de l’enseignement risque de se transformer en une bombe qui compromettra l’avenir des enfants congolais et detruira danvantage la RDC ».

Jul A

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