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RDC : Ce que Kalev Mutond a dit à Kitenge Yesu pour dire à Fatshi (J.A)

Kalev Mutond

L’ancien administrateur général de l’Agence Nationale de Renseignements Kalev Mutond, est recherché par la justice congolaise suite aux différentes plaintes déposées contre lui, par les personnes qui se présentent comme les anciennes victimes du pouvoir de Joseph Kabila.

Dans un courrier qu’il a transmis au Procureur général, et que Jeune Afrique a pu consulter, Kalev Mutond assure que son successeur, dans sa missive datée du 23 février, a émis un « avis négatif » quant à l’opportunité de lancer cette procédure contre lui.

Toujours selon les informations des confrères, ce même Procureur général a demandé le 11 mars au Procureur près la cour d’Appel de Kinshasa-Gombe de « réattribuer » tous les dossiers concernant Kalev Mutond à un autre magistrat, pour la « sérénité » de la Justice. Ce dernier avait argué du fait qu’en tant que patron de l’ANR, il avait le rang de ministre et ne pouvait être jugé par la Cour de cassation.

Dans la soirée du 11 mars, poursuit Jeune Afrique, Kalev Mutond a très discrètement rendu visite à Kitenge Yesu, le Haut représentant de Tshisekedi. Pour l’aider à plaider sa cause, l’ancien patron de l’ANR était accompagné d’Adolphe Lumanu, un ancien ministre resté proche de Joseph Kabila. Leur hôte n’a pas été réceptif à leur démarche et a demandé à Kalev Mutond de coopérer avec la justice. Le chef de l’État a été tenu informé de cette rencontre.

Déjà sous sanctions américaines depuis décembre 2016 et régulièrement visé par des organisations de défense des droits humains, Mutond est, selon ce document, mis en cause pour « tortures physiques et morales, arrestations arbitraires, détention illégale, menaces de mort, et tentative d’assassinat » sur Jean-Claude Muyambo Kyassa, ancien bâtonnier de Lubumbashi arrêté en 2015 et gracié début 2019, et Cyrille Doee Mumpapa, deux farouches opposants à Kabila depuis 2015.

Les ennuis judiciaires de Kalev Mutond ont commencé après son interpellation et la confiscation de son passeport en février 2020, à l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa. Son équipe d’avocats, dirigée par le bâtonnier Cyprien Mbere Moba, dénonce un « acharnement politico-judiciaire et tribal. »

La rédaction

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