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RDC/ Ass-Nat : « La loi sur la Congolité relève de la liberté d’expression garantie à tous les Congolais « (Christophe Mboso)

La plénière de ce mardi 13 juillet a donnée l’occasion au président Christophe Mboso N’Kodia Pwanga d’éclairer l’opinion nationale qu’un internationale sur certaines questions qui défraie la chronique politique au pays, il s’agit notamment de la fameuse proposition de loi sur la « Congolité ».

Pour le speaker de l’Assemblée nationale, la proposition de loi sur la Congolité participe à l’exercice normal des fonctions parlementaires d’un élu. « La proposition de l’honorable Nsingi Pululu convient d’être classée, comme tant d’autres, dans l’exercice normal des fonctions parlementaires par un élu à qui l’on ne peut interdire de jouer son rôle. Elle relève de la liberté d’expression garantie à tous les Congolais, de surcroit, un député national », a-t-il fait savoir.

A cet effet Christophe Mboso a rappelé les missions de la chambre parlementaire.

 » Nous comme chambre législative, nous avons pour mission de voter les lois, contrôler l’action gouvernementale et représenter le peuple. De plus, aussi longtemps que l’Assemblée nationale demeurera le temple de la démocratie et le lieu par excellence du débat démocratique et républicain, elle n’a pas prérogative de museler l’expression démocratique de ses membres.
En tant que représentation nationale, son rôle de légiférer nous impose de voter des lois qui concourent pleinement à la sauvegarde de l’unité nationale, à la consolidation de la paix, à la promotion du développement socioéconomique ainsi qu’au rayonnement de notre pays, la RDC, à travers le monde » à souligné Christophe Mboso

Pour Mboso c’est avec le régime du président Félix Tshisekedi que nombreux des compatriotes ont recouvert leurs libertés. Certains condamnés à exil en Europe, dans les pays d’Afrique ou d’ailleurs ont regagné le pays, recouvert leurs biens ».

«  il n’est un secret de polichinelle, que depuis l’avènement de Félix Tshisekedi, président de la République et chef de l’Etat, les libertés de conscience, de pensée d’opinion et d’expression sont garanties, ou à tout le moins leurs violations sont sévèrement réprimées », a-t-il argumenté.

Le speaker de la chambre basse du parlement déplore par contre les comportements des certains compatriotes qui s’expriment librement, parfois avec outrance, débitent des propos désobligeants contre les institutions et les autorités établies.

La procédure d’adoption d’une loi, de ce fait, a-t-il insisté, cette initiative ne devrait exposer leur collègue et les institutions de la République aux attaques, menaces et insultes venant d’une certaine classe politique tel qu’il se constate dans l’opinion. Elle ne devrait donc pas non plus être imputée à Félix Tshisekedi, président de la République et chef de l’Etat, lequel a fait montre de tolérance, sans précédent sous son règne.

Rappelant la procédure d’adoption d’une proposition de loi, Christophe Mboso a fait observer qu’une proposition de loi est astreinte à parcourir, pour son adoption, plusieurs étapes.

« En vertu de notre règlement intérieur, lorsqu’elle est déposée, elle est transmise au bureau d’études pour ses observations. Ce dernier peut la rejeter parce qu’elle est contradictoire avec les principes fondamentaux de la Constitution pour la renvoyer à son auteur, pour reprendre en compte les observations formulées. Elle sera ensuite renvoyée au gouvernement pour son avis favorable ou défavorable avant d’être inscrite à l’agenda de l’Assemblée nationale.

Son inscription à l’ordre du jour d’une quelconque séance plénière fait l’objet de délibération en conférences des présidents constituée de votre bureau et des bureaux des groupes et des commissions parlementaires », a-t-il expliqué.

Le président de l’Assemblée nationale dit ne pas comprendre l’agitation politicienne constatée dans l’opinion, même dans le chef des intellectuels de haut niveau, des diplomates et des honorables députés, qui pourtant connaissent cette procédure.

E.M

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