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Publication du rapport sur la situation sécuritaire de Yumbi


La ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa a publié jeudi  dans la salle Lubumbashi, à Pull man  Hôtel dans la commune de Gombe,  le rapport de la situation sécuritaire dans le territoire de Yumbi, dans la province de Mai Ndombe.

Ce rapport a repris certaines recommandations prises en compte  par la «Commission Yumbi», mise en place au mois de mars par le ministère des Droits humains, notamment la restauration de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire de Yumbi, la poursuite en justice de tous les présumés coupables des massacres, la réconciliation de deux communautés «Batende et Yumbi». Il a aussi été recommandé l’exhumation  de tous les corps enterrés en pleins quartiers  résidentiels dans la cité de Yumbi et dans les villages de Bongende et Nkolo-Yoka  afin de les enterrer dans un cimetière public par respect dû aux morts  et pour des raisons sanitaires.

Le rapport a recommandé aussi de résoudre définitivement des conflits fonciers existants entre Banunu et les Batende depuis des décennies, le désarmement total des deux communautés et la création d’un fond pour la réparation au profit des victimes.

Mme Mushobekwa a fixé les objectifs de cette enquête qui sont, entre autres, de collecter les informations sur les circonstances qui ont causé ce massacre dans le but de rétablir la vérité et faire dire les droits, avant d’indiquer qu’un procès sera organisé à l’issue de cette enquête  diligentée par le gouvernement congolais sur instruction  du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

La commission était composée de différents ministères notamment, les Affaires étrangères, la Justice, les Droits Humains, les Affaires humanitaires ainsi que l’auditorat militaire et  d’autres services de l’État.

A en croire les statistiques, plus de 400 personnes dont les civils et les policiers ont trouvé la mort et plusieurs infrastructures scolaires et hospitalières ont été détruites.

Le rapport ne reprend pas les identités des personnes auditionnées et de présumés auteurs dans le souci de protéger les témoins et victimes, mais aussi par l’obligation de respecter la présomption d’innocence des personnes qui ont été citées par les victimes.

ACP

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