Un finaliste et son frère ont trouvé la mort mardi lors des manifestations de joie à Kinshasa après la publication des résultats des examens d’Etat.

Une mort pour rien, commentent certains analystes qui estiment que ces victimes, tous deux membres d’une même famille auraient choisi de manifester leur joie autrement que de sacrifier leur vie.

Le premier, le lauréat qui est mort sur le coup alors l’autre a suivi après dans une formation médicale. Cet évènement tragique s’est passé sur la route Kianza à Lemba, non loin du pont séparant cette commune à celle de Ngaba. Selon les commentaires, c’est l’excès de vitesse qui est à la base de cet accident.

Des scènes de joie ressemblant à la folie ont été observées partout dans la ville de Kinshasa dont les bistrots ont été pris d’assaut jusque tard par

Dans la commune de Kalamu, notamment dans les environs du quartier Mompono où les baffles ont été installés dans les rues, l’ambiance a été caractérisée par des tapages et de graves insanités de la part des manifestants qui ont été surpris par les policiers.

Ainsi, selon les témoignages, les agents de l’ordre ont été obligés de saisir ces appareils acoustiques. Ce qui a provoqué des échauffourées entre les deux parties.

Bandalungwa, précisément au niveau du rond-point Moulaert connu pour sa chaleur, l’ambiance était plutôt timide pendant la journée à cause de la forte présence policière.

Mais à Selembao, les élèves finalistes, leurs parents, amis et des badauds, la tête saupoudrée, ont pris d’assaut les artères de cette commune, criant, sifflant pour célébrer la victoire.

D’autres encore prenaient en location des taxis motos ou encore des voitures qui roulaient à vive allure parfois sans le moindre respect du Code de la route.

Dans sa livraison de mardi, Digtalcongo.net avait déjà rappelé à l’opinion que la publication des résultats des examens d’Etat a souvent servi de prétexte pour troubler l’ordre public dans la ville.

Cela, écrivions-nous, a été à l’origine de plusieurs accidents mortels dont les victimes sont parfois eux –mêmes les finalistes ou encore d’autres personnes.

Boni Tsala/MMC