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Propos de Mboso aux députés du Kivu: L’ACEDH l’apporte un appuie et appelle à l’ouverture des enquêtes pour que les responsabilités soient établies

Les propos que certaines structures de la société civile et membres des
mouvements citoyens ont estimé irresponsables, frustrants tenus par Président de l’Assemblée Nationale
l’Honorable Mboso, benefient le soutien indéfectible de L’ACEDH.

Dans un communiqué rendu public ce lundi 5 avril 2021, L’ACEDH a salué ces déclarations
courageuses et rappelle qu’ils ont été prononcés
par un haut responsable de l’une des institutions du Pays et dans un cadre institutionnel.

D’après cette organisation environnementale, ces propos dorénavant doivent être positivés , capitalisés par les acteurs qui veulent creuser la vérité et non
pour amuser la gallérie en exigeant des enquêtes suivies d’ouverture des informations judiciaires pour que des
responsabilités soient établies en évitant de verser dans des polémiques « improductives » susceptibles de
brouiller les pistes et balayer lesdits propos dans les esprits de la population congolaise.

« L’ACEDH considère que les propos tenus par le Président de l’Assemblée Nationale ne viennent que confirmer
et s’ajouter à d’autres causes non exhaustives des crises sécuritaires au Kivu notamment la forte présomption de
corruption et d’affairisme de certains officiers FARDC, la complaisance et l’amateurisme de certains
responsables provinciaux, la passivité des acteurs judiciaires face aux multiples dénonciations portées à leur
connaissance, l’absence d’un encadrement approprié des candidats (miliciens des groupes armés) à la reddition
ou à la démobilisation qui sont des obstacles majeurs à la réussite des actions menées jusque là par les FARDC pour éradiquer les forces négatives au Kivu et récupérées aujourd’hui comme arme de positionnement politique » peut-on lire dans ce communiqué.

Le même communiqué ajoute ;

« Cette manière de faire la politique en prônant la violence, l’écoulement des sangs des innocents, les cendres de ses concitoyens prise aujourd’hui comme une stratégie de négociation du capital et poids politique doit cesser » declare t-il.

Cette organisation demande par ailleurs, au président Mboso d’aller plus loin et servir de porte d’entrée pour la justice afin
d’ouvrir des informations judiciaires contre ceux qui sont sur les listes, et cités dans des rapports pour qu’ils se défendent, enfin que la justice et la vérité soient connues.

L’ONG déplore l’insécurité généralisée dans les territoires de Rutshuru, Lubero, Maisi, ville de Goma, Nyiragongo, Beni,
Minembwe et Ituri où il y des massacres des populations chaque jour qui passe sous l’oeil impuissant des autorités congolaises malgré les efforts consentis jusque là par les Forces armés de la République Démocratique du Congo dans les attaques contre les groupés armés à l’Est de la RDC.

Cette organisation
rappelle également les différentes promesses de paix et de stabilité du Président de la République, Chef de l’Etat faites lors de sa campagne et ses dernières visites dans la partie Est de la RDC et recommande ce qui
suit ;

« Qu’il y ait des efforts des FARDC plus soutenus en joignant d’autres ressources et moyens en termes de
sacrifice, collaboration et renseignements militaire et communautaire,Que la Société Civile et les médias jouent leur rôle de plaidoyer et influence sur les politiques en toute objectivité, indépendance et dans un cadre plus global , coordonné et cohérent dans les communications sur les massacres et insécurité à l’Est et en privilégeant le respect des lois de la République, les principes directeurs
des actions humanitaires et sans renforcer des confusions sur l’identité des responsables et
commanditaires de ce qui se passe à l’Est. Que la justice s’active en aidant le chef de l’Etat dans sa volonté à faire de l’Est de la RDC une havre de paix.
Passer sous silence les différentes dénonciations ne fera que retarder et obstruer les actions de
pacification de l’Est. , Que la population congolaise en général et celle de l’Est s’approprie les propos du Président de l’Assemblée
Nationale MBOSO KODIA en exigeant l’ouverture des enquêtes judiciaires contre les personnalités politiques
qui seraient dans les groupes armés ou en collaboration avec ces groupes., Qu’un appel à témoin soit lancé (en toute discrétion) par la présidence de la
République afin de
connaitre davantage sur les commanditaires des crises qui secouent l’Est de la RDC » recommande t-elle.

Dans son discours prononcé dans une
plénière tenue en date du 29 mars 2021, le président de l’assemblée nationale Mboso a demandé à ses collègues députés originaires du Kivu de quitter les
Groupes armés, une déclaration qui a suscité des vives polémiques en République démocratique du Congo.

Justin Kabumba

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