fbpx
congosynthese.com

Priorité au peuple, l’Union sacrée n’a pas été créée pour des positionnements(Patrick Muyaya)

Le gouvernement de la République lance un message clair à la classe politique congolaise : « halte aux calculs politiciens pouvant plomber l’élan du travail remarquable amorcé par l’Union sacrée de la nation ». En séjour à Paris, après avoir été aux côtés du chef de l’Etat dans son périple diplomatique en Israël puis au rendez-vous des décideurs du monde à Rome (G20) et à Glasgow (COP 26), le porte-parole de l’équipe de Warriors, Patrick Muyaya, a profité de la tribune lui offerte par les médias français (Rfi et France 24) pour interpeller, au nom du gouvernement, les uns et les autres à se concentrer sur les priorités du peuple qui sont l’amélioration de la situation socioéconomique et sécuritaire. De la composition de la Céni, de l’avenir de l’Union sacrée, de l’efficacité de l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri et des discussions entre le gouvernement et le banc syndical de l’EPST, le ministre de la Communication et des Médias n’a escamoté aucune question. Dans l’ensemble, Patrick Muyaya démontre avec argument des avancées multisectorielles enregistrées que les perspectives de l’action gouvernementale vont vers la bonne direction.

L’amélioration du pouvoir d’achat, la paix sur toute l’étendue du pays, la stabilisation du cadre macroéconomique, l’amélioration des conditions de vie, l’accès facile et permanent à l’eau et à l’électricité, l’emploi décent, la construction et la réhabilitation des routes, etc., voilà les préoccupations immédiates de la population auxquelles le gouvernement de l’Union sacrée de la nation travaille pour apporter des réponses. L’heure n’est donc pas aux calculs politiciens pouvant plomber l’élan du travail remarquable déjà amorcé par les Warriors (gouvernement Sama Lukonde) sous l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Cette mise au point du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, intervenant sur Rfi et France 24 à Paris, sonne un véritable recadrage après la polémique des positionnements politiques, née à la suite de l’entérinement puis de l’investiture de l’équipe de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Le message du gouvernement, à travers son porte-parole, est simple et clair : «Concentrons-nous sur les priorités de notre peuple… » C’est pour dire, de l’avis de Patrick Muyaya, que tout le monde a l’obligation, maintenant que les choses avancent, à s’approprier le processus électoral pour la tenue de ces élections voulues différentes des précédentes.

Des élections différentes des précédentes impliquent la chance que tout le monde doit donner au processus électoral en cours. « Que chacun joue son rôle, y compris l’église dans la construction de la confiance et de la transparence dans le processus électoral. Ne donnons pas trop de pouvoir à un individu, fût-il, président de la Céni »,conseille Patrick Muyaya.

La mise en place de la Céni est donc une page qui est bien tournée et qui nécessite d’être perçue ainsi par tous les acteurs. Et contrairement à ce qui se raconte pour justifier des actions politiques à mener, Patrick Muyaya a apporté de l’éclairage aux médias internationaux.

La mission politique du gouvernement est liée aux délais

« Il n’y a pas eu de forcing dans la désignation des animateurs de la Céni. C’est un processus qui a pris trois, quatre mois avec plusieurs reports. Et aujourd’hui, le président de la République devait faire un choix. Parce que visiblement, les confessions religieuses n’ont pas été à mesure de s’entendre et de sortir un président… Comment le nom de Denis Kadima est arrivé à la fin des discussions des confessions religieuses ? C’est parce qu’il a commencé par répondre au profil. On arrive en finale, on sort des considérations subjectives… », a-t-il regretté tout en dénonçant des relents tribalistes.

Le facteur temps devrait, à tout prix, être pris en compte, soutient-il, car les catholiques, les protestants tout comme les autres confessions religieuses, ont une mission prophétique, mais celle du gouvernement est politique et, tenue notamment par le respect des délais pour l’organisation d’élections.

A propos de ces élections dans les délais, le gouvernement de la République entend mettre les moyens pour relever le défi. Patrick Muyaya l’a souligné en ces termes : « Le peuple congolais veut voter dans les délais. Et nous comme gouvernement, nous avons fait une provision de l’ordre de 100 millions de dollars pour l’exercice 2021 pour permettre de mettre en marche le processus… ».

S’agissant de l’Union sacrée de la nation, présentée comme au bord de l’explosion ou encore de la dérive dictatoriale imputée à Félix Tshisekedi, Muyaya rétorque qu’il n’y a rien de tel. Se refusant de personnaliser le débat autour des individus, le ministre de la Communication et des Médias a rappelé qu’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi fait bel et bien partie du gouvernement et de la majorité parlementaire.

Pas de raison de casser l’Union sacrée 

« Je n’ai jamais entendu un seul jour, le président Katumbi se plaindre de l’action du gouvernement… S’il y a eu une divergence en interne au sujet du positionnement des uns et des autres dans le bureau de la Céni, ce n’est pas une raison pour considérer que tout doit être cassé. Que l’Union sacrée qui a été créée pour mettre fin à la situation de confusion qui avait, au moment du FCC et du CACH, n’a pas été créée sous des motivations d’une quelconque, forme de positionnement. Ni le président Katumbi, ni le président Bemba, nous tous qui sommes venus dans l’Union sacrée, n’avions pas un calcul quelconque en termes de positionnement. S’il y en a maintenant, nous nous disons, faisons d’abord le travail du peuple pour lequel nous avons créé l’Union sacrée, le moment des élections viendra… ». 

Abordant la polémique sur les retombées de multiples voyages du chef de l’Etat à l’étranger, Patrick Muyaya s’est limité aux missions en Israël, à Rome (Italie) et à Glasgow (Ecosse) en présentant des chiffres qui mettent fin au débat. « Pour ne parler que du Glasgow, Félix Tshisekedi ramène 500 millions de dollars dans son pays pour la protection des forêts. Et il n’y a pas longtemps, le G20 a accordé des facilités pour des pays, notamment africains et la RDC a bénéficié d’1,5 milliard de DTS… Les gens veulent voir un peu plus le président dans le pays, ils le verront bientôt parce que le gouvernement vient de finaliser le programme de 145 territoires et Félix Tshisekedi passera beaucoup plus de temps à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur ».

Gratuité de l’enseignement : la volonté politique d’y arriver vaut plus que tout

S’agissant de l’épineuse question des enseignants des écoles conventionnées, le porte-parole du gouvernement estime qu’à chaque rentrée scolaire les mêmes problèmes se posent. Reconnaissant le sens du grand sacrifice des enseignants en RDC, depuis des années, Patrick Muyaya considère que s’il y a des grognes, cela veut dire que les enseignants savent qu’ils ont un gouvernement qui sera à leur écoute et qui travaillera à régler leurs problèmes. Des problèmes qui sont en cours de résolution parce que le gouvernement, rappelle-t-il, a consacré une augmentation de salaires. Et bien plus, un accord a été trouvé entre le banc syndical et le gouvernement au sujet de la revendication des enseignants.

« Tout le monde doit se mettre en évidence que pour l’avenir de nos enfants, nous sommes obligés de nous sacrifier à certains égards. Tout ceci arrive parce qu’il y a eu une décision salvatrice du président de la République de mettre en exécution un prescrit constitutionnel ayant consacré la gratuité de l’enseignement… La décision du président de la République a remis sur le banc de l’école 4 millions d’enfants, parmi lesquels 1,5 million de jeunes filles qui vont à l’école. Aujourd’hui, quelles que soient les difficultés que la mise en œuvre de la gratuité rencontre, la volonté politique d’y arriver vaut plus que tout », rassure le porte-parole du gouvernement.

Au sujet des critiques sur l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le ministre de la Communication et des Médias souligne que cette décision est la réponse appropriée à cette situation d’insécurité. C’est le début de la fin de toutes les tueries. « Tous ceux qui tendent à dire que c’est l’état de siège qui est à la base de l’insécurité font le lit de l’ennemi. Il ne faut pas considérer les difficultés opérationnelles que nous avons avec notre armée… Il faut qu’on regarde la nature de la crise et regarder la nature de ce que le pays offre. Nous nous attelons à recréer un nouvel esprit au sein de l’armée. Nous travaillons à régler le problème », a-t-il répliqué.

Autres titres

RDC : Felix Tshisekedi accueille 6 chefs d’État ce jeudi à Kinshasa

Patrice Kayembe

Kasaï-Central : « La situation de violences sexuelles et celle basée sur le genre est très préoccupante  » (Nathalie Kambala)

Patrice Kayembe

RDC : le Président sénégalais Macky Sall est arrivé à Kinshasa

deo

En continuant votre navigation sur ce site, vous en acceptez les conditions générales d'utilisation, et notamment notre politique de gestion des cookies. J'accepte Lire Plus