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PRÉSIDENTIELLE ET LÉGISLATIVES : DES TÊTES POURRAIENT TOMBER

Cependant, au-delà de la fatwa contre la double nationalité et de faux “diplômes”, l’intérêt général doit prévaloir pour des élections voulues apaisées.

Sauf imprévu, c’est en principe aujourd’hui vendredi 24 août que la Commission électorale nationale indépendante (CENI), doit publier les listes provisoires des candidats pour la présidentielle et la députation nationale du 23 décembre prochain. “Cependant, compte tenu du très grand nombre de candidatures à examiner, il n’est pas exclu que cette publication soit décalée de quelques heures ou intervienne demain”, a déclaré hier jeudi à Forum des As, une source proche du dossier jointe au téléphone.

Une chose est donc d’avoir déposé sa candidature. Une autre, et la plus importante, est que celle-ci soit traitée et retenue. D’ores et déjà, les cœurs de différents postulants battent à un rythme inhabituel. Entre la date de clôture de dépôts de candidatures le 8 août et celle de publication des listes annoncée pour aujourd’hui vendredi 24, les candidats à la présidentielle et à la députation nationale ressemblent quelque peu à des étudiants en attente de la délibération de leurs épreuves. Normal, compte tenu de tous les bruits qui ont couru et qui continuent à courir sur l’affaire de la double nationalité et de faux papiers qui aueraint été brandis par certains candidats.
Au sujet de la double nationalité, l’opinion garde encore fraiche en mémoire, la très récente correspondance coupe-gorge du ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des sceaux, adressée au Procureur général près la Cour de cassation. Dans cette lettre qui date du 15 août en cours, Alexis Thambwe Mwamba lassait entendre que les services compétents avaient fait parvenir à la CENI, pour dispositions utiles (Ndlr : invalidation des candidatures des concernés), la liste des personnes détenant une nationalité étrangère. “Il est possible que cette liste ne soit pas exhaustive et que certaines personnes, détenant la nationalité étrangère, parviennent à faire valider leur candidature et même se faire élire”, ajoutait le garde des sceaux congolais.
Dès lors, la motivation du ministre en charge de la Justice et Garde des sceaux paraissait sans équivoque. Pour Alexis Thambwe Mwamba, tout candidat à la présidentielle, aux législatives nationales et provinciales, reconnu comme détenteur d’une nationalité étrangère, ne peut ni être retenu ni se faire élire en décembre prochain. Et, si d’aventure, le candidat concerné se faisait élire, il verrait alors son mandat déchu, en plus des poursuites judiciaires.
“A l’instar du Président de la République qui a respecté la constitution en ne se représentant pas, comme candidat à la Magistrature suprême, pour les élections du 23 décembre prochain, tous les acteurs politiques sont tenus de se soumettre aussi bien à la Constitution qu’aux lois de la République”, avait renchéri le patron de la Justice congolaise.C’est tout dire et tout comprendre.
Outre l’hypothèse “double nationalité”, il y a aussi la question liée aux titres académiques des candidats. A ce propos, tout et n’importe quoi se raconte dans Kinshasa. Qui est en règle, qui ne l’est pas sur le front des diplômes ? La CENI va fixer l’opinion au plus tard dans 24 heures.
Dans tous les cas, tous ceux des candidats qui ne seraient pas d’accord avec une éventuelle mise à l’écart saisiraient la justice, en l’occurrence la Cour Constitutionnelle. C’est seulement après le traitement de toutes les requêtes qu’une liste définitive sera publiée le 19 septembre.

MAIS AU-DELA DE TOUT…
Victime des préjugés malveillants pendant plusieurs mois avant le dépôt de candidatures à la Présidentielle, Joseph Kabila a su, finalement, déjouer les pronostics de tous ses détracteurs affichés ou cachés. Alors que d’aucuns pensaient qu’il allait succéder à lui-même au plus haut sommet de l’Etat, le Raïs a surpris tout le monde, en choisissant un dauphin. Ainsi, depuis, le 8 août 2018, tous les acteurs politiques savent ce que parler veut dire. Car, le Raïs n’avait de cesse de promettre qu’il allait respecter la Constitution. C’est donc ce même mercredi 8 août qui a pris date. D’abord, avec l’histoire politique de La RD Congo. Ensuite, avec celle de l’Afrique subsaharienne habituée aux scénarii des Chefs d’Etat en fonction mais qui, une fois arrivés fin mandat, n’hésitent pas de modifier les constituions de leurs pays pour briguer un énième mandat.
Du coup, le Raïs a créé un heureux précédent. Mieux, une jurisprudence par rapport à l’observance des règles de l’Etat de droit.
Mais au-delà de toute la bataille en faveur de la conformité, l’intérêt général du pays et de ses populations doit prévaloir. L’impératif d’un processus électoral que tout le monde souhaite apaisé, doit donc être pris en compte. De toutes manières, les listes que la CENI rendra publiques aujourd’hui ou demain samedi, ne seront que provisoires. La seconde étape étant le dépôt de contentieux électoraux au niveau des cours et tribunaux, appelés à délibérer en dernier ressort. Ce qui donne à croire que les candidats lésés auront encore la possibilité d’attaquer en Justice, les conclusions provisoires de la Centrale électorale.
A un peu plus de trois mois de la tenue effective des élections, plus d’un observateur pense qu’on devrait faire très attention, en évitant de créer de nouvelles situations qui porteraient les germes d’une tension compromettante du rendez-vous national de décembre prochain.
A tous égards, l’environnement politique de l’heure, ne concourt pas au débat sur la congolité. La sagesse ne conseillerait-elle pas de laisser d’abord passer le vent des élections et relancer la même question plus tard ? Laurel KANKOLE


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