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Pollution toujours élevée aux abords des mines Glencore en RDC

La pollution de l’air et des sols aux abords des mines exploitées par le géant suisse Glencore en République Démocratique du Congo reste trop élevée, selon un rapport publié mardi par deux ONG suisses.

Pain pour le prochain et Action Carême, deux organisations caritatives confessionnelles, ont toutefois noté des améliorations sur la qualité de l’eau dans une rivière à proximité des mines, après plusieurs années de travail sur place, soulignant que ce cas illustre bien, selon elles, la nécessité d’imposer des mesures contraignantes aux entreprises suisses.

Les mesures volontaires des entreprises ne suffisent pas. Peu d’actions sont entreprises sans la pression des organisations non gouvernementales et de la société civile“, ont-elles affirmé dans un communiqué.

Pain pour le prochain et Action Carême font partie des ONG qui soutiennent une initiative visant à étudier et améliorer l’impact sur les droits humains et l’environnement des activités des entreprises basées en Suisse.

Dans ce quatrième rapport publié depuis 2011, ces deux ONG, qui surveillent depuis plusieurs années les activités de Glencore en République Démocratique du Congo, estiment que ses efforts restent incomplets.

Le géant du négoce des matières premières basé dans la canton suisse de Zoug y exploite deux mines de cuivre et de cobalt, un métal dont la demande a explosé notamment pour fabriquer des véhicules électriques.

La pollution dans la rivière Luilu, dans laquelle les effluents d’une usine hydro-métallurgique liée à une de deux mines étaient rejetés sans aucun traitement, selon un précédent rapport, a désormais été endiguée.

Pour la première fois cette année, il n’y avait plus de pollution“, s’est félicité Yvan Maillard Ardenti, chargé du programme Entreprise et Droits humains chez Pain pour le prochain, expliquant que les prélèvements avaient été réalisés dans des laboratoires en Suisse.

Pour ce quatrième rapport, “la collaboration avec Glencore s’est plutôt bien passée“, a-t-il ajouté, précisant que “l’entreprise a été relativement transparente“.

Les deux ONG ont toutefois pointé que les niveaux de poussières, à l’origine de maladies respiratoires, dépassent toujours nettement la valeur recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lors de la saison sèche, en raison des nombreux passages de camions sur des routes non-asphaltées.

Selon les relevés réalisés fin mai dans deux quartiers d’habitation à proximité des mines, ils oscillaient entre 150 et 300 microgrammes par mètre cube, et montaient jusqu’à 500 microgrammes sur les routes d’accès à la mine alors que le seuil fixé par l’OMS pour les matières particulaires grossières se situe à 50 microgrammes.

Nous apprécions la reconnaissance des progrès réalisés“, a indiqué Glencore dans un communiqué, qui a entre autres souligné que les ménages affectés avaient été indemnisés conformément aux dispositions de la législation minière.

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