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Nord-Kivu : Mémorandum des partis politiques de l’opposition pour dire non à la machine à voter et aux 10 millions d’électeurs fictifs

MEMORANDUM DES PARTIS ET REGROUPEMENTS POLITIQUES DE    L’OPPOSITION ET DES FORCES SOCIALES ACQUISES AU CHANGEMENT EN      PROVINCE DU NORD-KIVU A L’OCCASION DE LA MARCHE DU 26 OCTOBRE 2018 POUR DIRE NON A LA MACHINE A VOTER ET AUX 10 MILLIONS D’ELECTEURS FICTIFS.

Monsieur le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante CENI, ici représenté par le secrétaire exécutif provincial.

Par décision n°065/CENI/BUR/17 du 05 novembre 2017 portant publication du calendrier des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales, la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, dont vous assumez les fonctions de président, avait rendu public le calendrier des activités électorales qui prévoit les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales pour la date du 23 décembre 2018.

Par ce calendrier, votre autorité avait prévu  le chronogramme d’une série d’activités électorales, entre autres l’enrôlement des électeurs vivant en RD Congo et ceux de la diaspora, le dépôt des candidatures à la présidence, à la députation nationale et provinciale avant de faire la campagne électorales fixée du 21 novembre AU 21 décembre 2018.

Curieux est de constater que la CENI, sans justification aucune, est loin de respecter ce calendrier car elle n’a pas enrôlé les congolais vivant à l’étranger et ne veux pas non plus faire la commande des bulletins de vote.

En effet, alors que le calendrier électoral publié par la CENI prévoit que du 1er juillet au 28 septembre 2018 l’enrôlement des électeurs résidant  à l’étranger devait avoir lieu, le peuple congolais constate que rien n’a été fait quant à ce.

De même, il a été prévu que du 07 octobre au 15 novembre 2018, il sera procédé à « l’impression, conditionnement et livraison aux 15 Hubs, des bulletins de vote, des procès-verbaux et des fiches des résultats ».

Fort malheureusement, la CENI, au lieu de faire la commande des bulletins de vote tel que prévu, elle, par défit, fait la commande des « machines à voter » que nous décrions dans ce mémorandum.

En dehors de cette machine, par fraude et à dessein de nuire au peuple congolais, la CENI a glissé au fichier électoral environ 10 millions d’électeurs fictifs.

 Monsieur le président ;

I . S’agissant de la machine à voter, voici l’occasion propice de la dénoncer.

En effet, quelques raisons motivent les partis et regroupements politiques de l’opposition, les forces sociales acquises au changement ainsi que la grande opinion congolaise de dire NON A LA MACHINE A VOTER.

  1. La machine à voter est illégale car la loi électorale interdit formellement son utilisation lors des élections du 23 décembre 2018. (article 237 ter al. 11 de la loi électorale)
  2. La machine à voter n’est pas prévu au calendrier électoral publié par la CENI elle-même, c’est plutôt les bulletins de vote qui les sont. La CENI a donc trompé le peuple congolais en prévoyant les bulletins de vote sachant qu’elle ne va pas les commander.
  3. La machine à voter ne garantit pas le secret de vote étant donner que la plupart des électeurs congolais ne sont pas formés sur l’utilisation de l’outil informatique. Par conséquent, cette machine pose un problème réel de fiabilité car personne ne connait ce que contient le logiciel de cette machine, encore que pendant son audit, il a été ému beaucoup de craintes et de difficultés que des facilités. Bref, « la machine va modifier le vote des congolais ».
  4. La machine à voter va tomber à pane. En effet, à plusieurs occasions d’apprentissage et de simulation de cette machine elle n’a cessé de tomber à pane voir même refuser de démarrer. Or les prévisions de la CENI sont tel que chaque centre de vote (5 bureaux de vote) n’aura qu’une seule machine de dépannage.
  5. La machine à voter nécessite plus de 450.000 agents de la CENI qui seront engagés pour manipuler cet outil informatique. Les spécialistes en informatique doutent que le gouvernement Congolais ait  autant d’informaticiens disponibles pour cette mission. Encore que la grande population de la RD Congo est analphabète.
  6. Les expériences de certains pays occidentaux (USA) font état que le vote par des machines à voter est moins transparent
  7. Avec la machine à voter, il y a risque de bourrage des urnes par les agents de la CENI et le vote prendra beaucoup plus de temps que prévu.

       Bref, la machine à voter est une guerre que la CENI veut engager contre le peuple congolais. Elle veut provoquer la population à boycotter le processus électoral ou la publication du résultat des élections du 23 décembre 2018.

  1. Quant aux 10 millions d’électeurs fictifs, les partis et regroupements politiques de l’opposition et les forces acquises au changement considèrent les électeurs sans empreintes digitales comme une autre provocation et une stratégie de bourrage des urnes le jour des opérations de vote.

En effet, les experts de l’OIF ont suffisamment démontré qu’ainsi longtemps que ces électeurs fictifs restent dans le fichier électoral en RD Congo, le bourrage des urnes est certain et facile à réaliser par les agents électoraux. C’est pourquoi, nous dénonçons et condamnons ce fichier électoral et le qualifions de fichier corrompu.

Monsieur le président,

Vous n’ignorez pas que la population de la province du Nord-Kivu est menacée par beaucoup de difficultés liées à l’insécurité généralisée, aux maladies, aux infrastructures communicationnelles délabrées, au déplacement fréquent des électeurs suite aux tueries, aux déguerpissements forcés des habitants de leurs logis,…..  au point qu’il y a doute que des élections se déroulent à toute quiétude. Qu’au lieu de compliquer le vote par la machine à voter, vous feriez mieux de mettre fin à cette provocation et ainsi imprimer les bulletins papiers pour les élections du 23 décembre 2018.

En fait, il y a lieu de rappeler que  la population du NORD-KIVU n’a pas oublié :

  • La dissipation par les agents de la CENI d’une quantité importante des bulletins de vote lors des élections présidentielles et législatives de 2011. Ce qui avait été à l’origine de l’insuffisance des bulletins de vote dans la quasi-totalité des bureaux de vote sur toute l’étendue de la province. Une voie par laquelle la fraude électorale avait été effectuée.
  • L’élection frauduleuse de certains élus du territoire de MASISI lors des élections de 2011 et qu’ayant constaté cette fraude surtout après des contestations farouches de la population, la Cour Suprême de Justice avait même annulé le vote dans toute la circonscription électorale de MASISI.
  • Les controverses et les contestations au tour des résultats de l’élection présidentielle de 2011 et celle de 2006 et toutes les conséquences néfastes qui s’en ont suivis.
  • La suspension sans aucune justification des élections de 2015 pour la députation provinciale longtemps attendue par la population pour redynamiser les institutions politiques de la province du Nord-Kivu.
  • Toutes les vies humaines qui sont restées au front dans la lutte pour l’alternance au pouvoir, contre la révision de la constitution, contre les antivaleurs, contre le troisième mandant de Joseph KABILA, contre les tueries de BENI, contre le M23, contre les déguerpissements injustifiés des populations dans la ville de GOMA, à RUBAYA, contre les kidnapping, contre les opérations KASUKU,……

Vouloir imposer la machine à voter à la population du NORD-KIVU lors du vote du 23 décembre 2018 c’est créer une occasion de plus de deuil dans le peuple longtemps meurtri.

C’est pourquoi, par ce mémorandum la population de GOMA vous dit :

                                     NON A LA MACHINE A VOTER

 NON AUX 10 MILLIONS D’ELECTEURS FICTIFS ET SANS EMPREINTES DIGITALES

Et pour matérialiser ce refus catégorique de la machine à voter les partis et les regroupements politiques ainsi que les forces sociales acquises au changement procèdent ce jour, de façon symbolique, à l’incinération d’une machine à voter.

En fin, les forces politiques de l’opposition et les forces sociales acquises au changement remercient la population de la ville de GOMA et de ses environs de l’engagement dont elle fait montre dans la lutte contre les anti- valeurs et l’invite à la vigilance pour ne pas céder à toute sorte d’intimidation.

SEULE LA LUTTE LIBERE.

Pour les partis et regroupements politiques de l’opposition au Nord-Kivu

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