Revue de presse du jeudi 4 janvier 2018

  • Thursday, January 4, 2018


La presse de Kinshasa revient sur les réactions de Lambert Mende, de l’Union européenne, de l’Union africaine sur la manifestation du 31 décembre et sa répression par les forces de l’ordre.

Le ministre congolais de la communication, Lambert Mende, a, au cours d’une conférence de presse mercredi 3 janvier à Kinshasa, donné largement la version du gouvernement sur les manifestations du 31 décembre 2017, organisées par le Comité laïc de coordination(CLC), rapporte Cas-info.ca. Le porte-parole du gouvernement évoque cinq morts qui n’ont aucun lien de causalité avec « les marches anarchiques projetées par le CLC», indique le site web.

L’Agence congolaise de presse(ACP) renseigne qu’au cours de la même conférence de presse, Lambert Mende Omalanga, a exprimé les félicitations de l’exécutif national aux forces de police et de sécurité qui, sur l’ensemble du territoire national,  ont respecté le mot d’ordre de rigueur , de fermeté et de conformité au droit international humanitaire, lors de la marche organisée le 31 décembre dernier par le Comité laïc de coordination.

Selon le porte-parole du gouvernement, poursuit l’agence, «l’exécutif national a noté avec satisfaction la responsabilité du peuple congolais qui a perçu cette crédulité  sur laquelle les agitateurs comptaient déstabiliser le pays au mieux d’intérêts qui sont loin d’être ceux du pays».

« Mende accuse Monsengwo d’avoir insulté les autorités démocratiquement élues », titre Actualite.cd.

Lambert Mende, a qualifié « d’excessif » le discours du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, qui a dénoncé mardi 2 janvier la répression de la marche des chrétiens catholiques par les forces de l’ordre et de sécurité le 31 décembre à travers le pays, note le portail.

« En même temps que l’archevêque de Kinshasa réclame avec raison un Congo des valeurs et non des antivaleurs tout en demandant aux uns et aux autres de faire preuve de sagesse et de retenue, se fait subitement apôtre des insultes et autres maux d’oiseau dont il gratifie certains de ses compatriotes en l’espèce des dirigeants démocratiquement élus de ce pays. Il se permet de traiter de menteurs, d’incapables, de fossoyeurs nos forces de l’ordre grâce aux sacrifices desquelles il peut encore plus régler paisiblement son ministère », rapporte le site web.

Dans un communiqué rendu public mercredi 3 janvier, le président de la commission de l’Union Africaine Moussa Faki, regrette les morts enregistrés dimanche 31 décembre en RDC, note Cas-info.ca.

« Je déplore profondément les pertes en vies humaines enregistrées à cette occasion, et j’appelle à faire la lumière sur tout excès commis par les forces de l’ordre dans l’exercice de leur fonction, afin que les auteurs de ces actes en rendent compte », indique le site d’information. Le président de l’UA » exhorte tous les acteurs congolais à faire preuve de la plus grande retenue ».

L’Union Européenne (UE) rappelle que la répression de la marche des chrétiens catholiques, le 31 décembre, viole la constitution de la RDC et déplore les pertes en vies humaines enregistrées au cours des manifestations, indique Actualite.cd.

Dans un autre registre, les médias de Kinshasa reviennent sur le débat au sénat sur la révision du code minier.

Les sénateurs débattent depuis mardi 2 janvier   au Palais  du peuple, le projet de loi modifiant et complétant la loi du 11 juillet 2002 portant Code minier, rappelle l’Agence congolaise de presse qui note que cette révision, selon Martin Kabwelulu, vise notamment à accroitre le niveau de contrôle de la gestion des titres miniers et du domaine minier, repréciser  la responsabilité sociétale des entreprises minières vis-à-vis des communautés affectées par les projets miniers, revoir, au mieux des intérêts de l’Etat et des entreprises , le régime fiscal , douanier et de change , assurer l’émergence du pays et son développement durable.

Pour les sénateurs, poursuit l’ACP, le problème ne réside pas dans la législation mais dans la gestion. Ils s’interrogent sur le profit financier de la réforme, les projections chiffrées du code révisé sur la production, la valorisation du capital du gisement, conclut l’ACP.

Dans la nouvelle loi sous examen, précise Actualite.cd, des innovations sont apportées dans six domaines, à savoir la gestion des titres miniers, la gestion du domaine minier, la responsabilité sociétale et environnementale, la transparence et la bonne gouvernance, le régime fiscal et douanier et la conformité par rapport à la constitution de la République.

Le projet propose, par exemple, la suppression pure et simple d’octroi des droits miniers à personnes physiques, indique le site web.