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Moïse Katumbi : « Nous Ne Pouvons Pas Laisser Le Pays Entre Les Mains Des Irresponsables »

Le fair-play tend à disparaitre complètement entre la majorité au pouvoir. A la base, le non respect des règles du jeu démocratique dans le chef de son adversaire. Excédée par les répressions, brimades et autres violations incessantes à son endroit, l’opposition est sur le point de passer à l’offensive, à savoir appliquer l’article 64 de la Constitution. C’est ce qu’a indiqué dimanche le président d’Ensemble pour le changement, Moïse Katumbi en déclarant : « nous ne pouvons pas laisser le pays entre les mains des irresponsables ».

Le pays va mal. Le peuple congolais souffre, âprement. Il ne sait plus à quel saint se vouer. Par contre, la majorité prétend soutient le contraire et joue à l’exaspération avec une population paupérisée à souhait. La MP attend la moindre contestation de la part de cette dernière pour la brimer, la réprimer, et, à l’occasion, lui demander de choisir entre s’allier au pouvoir et survivre ou s’opposer et mourir dans la misère.

Ce constat amer serait à la base du combat que l’Opposition a décidé de mener afin de redonner de l’espoir au peuple congolais et l’aider à retrouver ses droits fondamentaux, notamment celui au bien-être ; d’autant que le sol et le sous-sol de la RD-Congo regorgent des richesses qui contrastent, curieusement, avec les conditions de vie des Congolais depuis des décennies.

Seulement voilà. En s’élevant en défenseur du peuple, l’Opposition s’est attirée à son tour le courroux de la majorité au pouvoir qui ne jure plus que par la disparation de cette dernière. Quid ? L’on s’est fourvoyé tous en croyant que le processus démocratique amorcé vers las années 90 allait se consolider et mettre fin au système dictatorial des régimes passés mais, que nenni. Les politiciens congolais sont enclins à copier les mauvais exemples des dirigeants qui estiment les élections ne seraient pas nécessaires en Afrique. Et dire que des donneurs de leçons nichés Outre-Atlantique regardent la misère et les souffrances des peuples africains comme du cinéma grandeur nature. Pire, ils s’en raffolent et se contentent, au besoin, de publier de simples communiqués de compassion.

L’expérience aidant, les opposants congolais –alors les vrais- ont décidé de se prendre en charge, mieux, de prendre en charge le destin de leur pays et de leurs compatriotes. Ils notent que, jusqu’à preuve du contraire, la RDC est un pays démocratique, quand bien même sa dénomination tendrait à devenir caricaturale. Ils voudraient donc recourir à la Constitution et autres lois du pays pour conquérir le pouvoir et mettre un terme aux velléités dictatoriales de la MP, muée sous peu en FCC (Front commun pour le Congo), pour des raisons électoralistes.

Leur combat est dirigé également contre la Céni (Commission électorale nationale) qui n’a d’indépendant que sa dénomination. Au fond, c’est un instrument au service du FCC pour la conservation du pouvoir conquis par les armes en 1997, malgré les aménagements pseudo-démocratique intervenus en 2006 et en 2011. Cette conservation aujourd’hui passe par la machine à voter dont l’imposition dans le cycle électoral en cours par le tandem CENI/FCC heurte la Constitution et les lois du pays.

Pour avoir rappelé au cours d’un échange avec la centrale électorale, les candidats président de la République membres de l’Opposition ont été mis à la porte comme des vulgaires personnes par le président de la Céni. Une gaffe qui n’a pas ému le Conseil de sécurité, de passage en RDC. Et pourtant, une mission d’experts de l’OIF (Organisation internationale de la francophonie) avait confirmé l’existence de plus de six millions d’électeurs sans empreintes digitales dans le fichier électoral. Les recommandations formulées par la mission de l’OIF ont démontré que la machine à voter était bel et bien un ordinateur et non une simple imprimante comme tentait de le soutenir le président de la Céni, encouragé dans ses affirmations gratuites et son intransigeance par la majorité au pouvoir.


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