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Mgr Muteba : « Dans un Etat qui s’autoproclame ‘‘de droit’’, il est notoire que le droit de manifester pacifiquement n’est pas une faveur attribuable au gré des humeurs de ceux qui gèrent la chose publique »

COMMUNIQUE DE PRESSE N. 002/01-2022 Sur la répression violente d’une marche pacifique à Lubumbashi le 18 janvier 2022. Chers frères et sœurs,

COMMUNIQUE DE PRESSE N. 002/01-2022

Sur la répression violente d’une marche pacifique à Lubumbashi le 18 janvier 2022.

Chers frères et sœurs,

Je suis extrêmement préoccupé et consterné par la répression violente, hier mercredi 18 janvier 2022 sur l’Avenue Kasavubu dans la commune de Lubumbashi, d’une marche pacifique dûment autorisée par l’autorité urbaine, qui s’est malheureusement soldée dans le chaos et a causé plusieurs blessés. Je condamnevigoureusement l’usage intentionnel, délibérément disproportionné, de la force répressive. Tout bien considéré, le recours à la force et à la violence constitue une violation flagrante et intentionnelle du droit de manifester pacifiquement reconnu à la fois par la Charte des Nations Unies et par la Constitution de notre pays, la République Démocratique du Congo.

Dans un Etat qui s’autoproclame ‘‘de droit’’, il est notoire que le droit de manifester pacifiquement n’est pas une faveur attribuable au gré des humeurs de ceux qui gèrent la chose publique. Par contre, c’est fondamentalement un droit essentiel reconnu aux citoyens de la République pour exprimer publiquement et collectivement leurs opinions ou les revendications qu’ils estiment légitimes. Lorsque des dispositions de ne pas troubler l’ordre public sont prises de manière responsable, ce droit, légitimement reconnu et jalousement protégé par les lois de notre pays, ne peut être violé sous aucun prétexte par quiconque a la responsabilité de gérer la Cité, encore moins par ceux qui sont censés assurer la sécurité des paisibles citoyens.

Considérant la gravité des incidents déplorables d’hier, je demande qu’une enquête soit diligentée et que, pour servir de leçon, au nom du droit et de la justice, les coupables soient déférés devant les Cours et Tribunaux pour répondre de leurs actes. Aussi j’invite les autorités publiques du Haut-Katanga à tout mettre en œuvre pour ne pas entraver la quête inlassable du Bien commun et le ‘‘vivre ensemble’’, si précieux et si indispensables pour la paix, le bien-être et le développement dans notre chère province, en particulier dans la ville ‘‘sensible’’ de Lubumbashi.

En confiant notre pays et notre province à la bonté miséricordieuse du Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie, Reine de la paix, je souhaite à tous et à toutes de renforcer les liens de fraternité et de dialogue parce que nous sommes tous frères et sœurs (Cf. Mt 23, 8-9).

Fait à Lubumbashi, le 19 janvier 2022.

Mgr Fulgence MUTEBA

Archevêque de Lubumbashi

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