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Martin Fayulu De Retour À Kinshasa : Test Réussi


Candidat commun de l’opposition, Martin Fayulu Madidi a gagné le pari. Rentré de l’Europe, hier mercredi par un vol régulier d’Ethiopian Airlines, Martin Fayulu a eu droit à un bain de foule qui conforte désormais son statut de sérieux prétendant au trône présidentiel. Son retour à Kinshasa est un test réussi. Ses adversaires doivent se tenir prêts pour l’affronter en décembre prochain devant les urnes. Avec la plateforme « Lamuka », Martin Fayulu se lance tête haute dans la course présidentielle.

Martin Fayulu, candidat commun de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre 2018 a été porté en triomphe mercredi à son retour dans la capitale. Toute la ville était mobilisée pour communier avec celui qui doit porter en décembre prochain les couleurs de l’opposition.

Tôt le matin, les rues de Kinshasa étaient prises d’assaut par les militants des forces politiques et sociales acquises au changement. Beaucoup de drapeaux de différentes composantes politiques de Lamuka mais aussi une majorité de Kinois sans signe distinctif sont venus accueillir le candidat élu de la capitale. Beaucoup ont marché longuement pour se rendre à l’aéroport, un jour de semaine et sans que les transports publics aient été réquisitionnés.

C’est vers 13 heures (heure de Kinshasa) que le régulier d’Ethiopian Airlines s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international de N’Djili, avec à son bord Martin Fayulu, qu’on appelle affectueusement « le soldat du peuple ».

En effet, c’est sur lui que le peuple congolais dans son ensemble mise en vue de l’alternance démocratique au terme de la présidentielle de décembre prochain.

Dans l’effervescence qui accompagnait la sortie du cortège du candidat, la police n’a pas hésité à tirer des lacrymogènes pour tenter de disperser la foule qui, selon la police, perturbait la circulation (sic !).

Face à ces lacrymogènes, le candidat commun de l’opposition, un mouchoir sur le nez, a continué à saluer ses partisans. En réponse à l’attitude de la police, ceux-ci se sont à chanter : « vos lacrymogènes ne nous feront pas reculer ».

Le retrait spectaculaire de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe de l’accord de Genève, qui a consacré le candidat commun de l’opposition, n’a donc pas ébranlé la détermination d’un peuple qui a démontré, hier mercredi, qu’il a réellement soif de l’alternance pour espérer une vie meilleure.

Pari gagné

Pour les observateurs de la scène politique, le retour de Fayulu à Kinshasa avait valeur d’un test. Réussir cette première épreuve devrait en même temps réconforter son statut de porte-voix de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre 2018. C’est désormais un pari gagné.

Dès sa descente de l’avion jusqu’à l’esplanade du boulevard Triomphal, un monde fou a communié avec le candidat commun de l’opposition. La présence des éléments de la police déployés en grand nombre sur l’itinéraire n’a pas dissuadé la foule. Sur tout le parcours qu’il a emprunté, Martin Fayulu a savouré sa victoire. Kinshasa est tombé. Sans doute en sera-t-il de même pour l’ensemble de la République. Sur ce point précis, les leaders réunis au sein de la plateforme « Lamuka » s’y préparent activement.

Dans l’adresse qu’il a improvisée sur le boulevard Triomphal, Martin Fayulu s’est voulu plutôt humble, conscient que le chemin de l’alternance est encore long. Mais, avec l’adhésion du peuple tout entier, tel qu’il a démontré dans la journée du mercredi, le candidat commun de l’opposition croit en la victoire finale.

Bien avant sa brève intervention sur le boulevard Triomphal, Martin Fayulu avait déjà annoncé les couleurs à sa descente d’avion à l’aéroport de N’Djili. « Si le peuple est prêt, nous ne pouvons qu’être prêts, c’est la campagne du peuple. Ce sont les élections du peuple, il veut que les 20 ans de Kabila de misère, de tuerie, d’insécurité soient oubliés », a-t-il déclaré, répondant à une question de la presse à l’aéroport international de N’djili.

Sans se dédire, Martin Fayulu a réitéré le rejet de la machine à voter et le nettoyage du fichier électoral corrompu par plus de 10 millions d’électeurs fictifs. S’il ne s’inscrit pas dans la logique du boycott, il reste cependant convaincu que « l’état d’esprit est que nous devons à tout prix arracher l’alternance démocratique. Pour arriver à ça, il faut les élections crédibles, c’est-à-dire élections avec bulletins papiers, sans machine à voter, avec un fichier clair, nettoyé pour que demain quand les Congolais auront posé l’acte les résultats soient en concordance avec l’acte qu’ils auront posé ».

Cap vers le 23 décembre 2018

Avec « Lamuka », Martin Fayulu est parti pour conquérir le pouvoir. Derrière, il a des soutiens de taille, notamment de quatre autres leaders qui sont restés fidèles à l’accord de Genève, à savoir Moïse Katumbi d’Ensemble pour le changement, Jean-Pierre Bemba du MLC, Adolphe Muzito de Nouvel élan et Freddy Matungulu de Syenco.

Le retrait inattendu de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe a failli déstabiliser le groupe, mais les fondements consignés dans l’accord de Genève n’ont pas été ébranlés. D’autres forces politiques et sociales ont d’ores et déjà promis d’adhérer à la dynamique « Lamuka » pour la victoire finale du 23 décembre 2018.

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