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Maniema: 21 morts dans l’éboulement de la mine de Kampene, selon le bilan officiel


vingt et un mineurs artisanaux sont morts dans l’éboulement mercredi d’une mine d’or au Maniema dans l’est de la République démocratique du Congo, selon un nouveau bilan revu à la hausse communiqué jeudi à l’AFP par le gouverneur de cette province.

“Il y a déjà 21 morts”, a indiqué dans un message à l’AFP Augustin Musafiri, gouverneur de Maniema, sans donner davantage de précisions.

La veille, le ministre congolais de la Solidarité nationale et de l’Action Humanitaire, Steve Mbikayi, avait annoncé un bilan provisoire de 14 morts et de 3 blessés graves.

Un acteur de la société civile, Justin Kyanga Asumani, a avancé jeudi un bilan plus élevé : “On a à présent un total de 25 morts. Car, dix nouveaux corps ont été sortis de terre, dont 9 hommes et une femme”. M. Kyanga avait donné mercredi un bilan de 15 morts.

“Le nombre total de personnes qui se trouvaient dans la mine au moment de l’accident n’est pas encore connu. Le bilan peut être encore plus lourd”, a-t-il ajouté.

L’accident s’est produit dans la cité minière de Kampene, une région enclavée située à 180 km au sud de Kindu, capitale de la province de Maniema.

En mai, le service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (Saemate, un service public) avait demandé au bureau local du ministère des Mines de “procéder à la fermeture définitive de la mine” de Kampene, a expliqué à l’AFP Papy Olombo, un responsable de Saemate.

Le Saemate avait alors estimé que “l’endroit était devenu dangereux” pour l’exploitation minière artisanale en raison des “fissures visibles qui menaçaient non seulement de couper une route sous laquelle le puits minier est situé, mais aussi la vie des creuseurs”, a-t-il dit.

En RDC, les accidents dans les mines exploitées par des creuseurs artisanaux sont fréquents et souvent très meurtriers, mais largement sous-documentés compte tenu des endroits extrêmement enclavés où ils se produisent.

Les creuseurs artisanaux travaillent dans des conditions difficiles, sans respect des normes de sécurité. Ils vendent ensuite leur minerai à des comptoirs qui les revendent à de grosses entreprises étrangères.


AFP
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