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Mandat d’arrêt international contre Moïse Katumbi

L’opposant en exil, qui déclare avoir été empêché d’entrer sur le territoire congolais pour déposer sa candidature à la présidentielle, s’est simplement livré à un “show”, selon le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba.

Selon le numéro un de la justice congolaise, l’opposant ne pouvait pas tenter de fouler le sol de la RDC, car il est sous le coup d’un mandat international.

“M. Katumbi n’a jamais dépassé la zone neutre. C’était un show, c’est sympathique au point de vue de la médiatisation, mais la réalité c’est celle-là”, a affirmé M. Mwamba lors d’une rencontre avec la presse du comité stratégique du Front commun pour le Congo.

Cette plateforme électorale soutient la candidature d’Emmanuel Ramazani à la présidentielle.

M. Mwamba a qualifié M. Katumbi de fugitif recherché par la justice.

“Il doit être arrêté dès qu’il sera sur le territoire national. Cette position-là n’a pas changé. Le déploiement des hommes de police à la frontière de Kasumbalesa avait été fait pour l’arrêter. M. Katumbi savait très bien qu’en arrivant sur le territoire de la RDC, il serait immédiatement arrêté”, a indiqué le ministre.

M. Mwamba a aussi précisé qu’aucune demande d’atterrissage n’a été reçue à Lubumbashi.

“M. Katumbi n’avait pas l’intention de venir sur le territoire. Selon les règles de navigation aérienne, aucun avion ne peut atterrir là s’il n’est pas attendu. Ce qui veut dire que M. Katumbi en partant d’Afrique du Sud, sa destination était Ndola et pas Lubumbashi”, a argumenté M. Mwamba.

De leurs côtés, les partisans de l’opposant Katumbi ont saisi le Conseil d’État, après la tentative infructueuse de leur leader de rentrer en République démocratique du Congo pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle.

M. Katumbi “a été empêché par les autorités congolaises. Nous avons saisi le Conseil d’État afin d’obtenir la levée immédiate de cette mesure irrégulière”, a déclaré aux médias Delly Sesanga, secrétaire général de la plate-forme électorale pro-Katumbi Ensemble.

Les pro-Katumbi souhaitent que le juge “demande à la commission électorale de pouvoir réouvrir la réception de la candidature de Moïse Katumbi pour l’élection présidentielle”, a-t-il précisé.

Des images postées sur les réseaux sociaux montrent M. Katumbi, à la frontière zambienne accompagné de plusieurs dizaines de ses partisans, tentant d’accomplir les formalités sans succès.

Plus haute juridiction du pays, le Conseil d’État a été mis en place récemment par le président Joseph Kabila.

Le dépôt des candidatures a pris fin le 8 août. L’élection présidentielle est prévue le 23 décembre pour désigner le successeur du président Kabila, qui ne se représente pas.

Ex-allié de M. Kabila, M. Katumbi est passé à l’opposition en 2015 et a quitté la RDC en mai 2016.

Il a été condamné à trois ans de prison en son absence, dans une affaire de spoliation immobilière qu’il conteste.


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