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Maitre Gims et Dadju au cœur d’une vive polémique sur la toile !

D’ores et déjà, nombre d’internautes parlent d’un échec de casting du Président Félix Tshisekedi, dès lors que les deux frères artistes sont mondialement connus comme des Rappeurs.

Deux frères, « messagers  » ou porte-étendard de la culture congolaise. Il s’agit de Gandhi Djuna alias Maitre  Gims (36 ans le 6 mai prochain) et de son jeune frère, Dadju Djuna Nsungula (31 ans le 2 mai prochain), nommés ambassadeurs de la Rumba congolaise par le Président Félix Tshisekedi qui a remis le dimanche 30 janvier dernier à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, un passeport diplomatique  à chacun des deux artistes. 

Depuis trois jours, cette nomination des deux fils de l’ancien chanteur Djuna Djanana du groupe Viva La Musica de feu Papa Wemba, se trouve au cœur d’une vive polémique sur la toile. Le fanatisme excluant la raison, comme aussi l’inverse, chaque internaute congolais d’ici et d’ailleurs, y va de son commentaire. Si les fans de ces deux artistes de renommée internationale, saluent le choix de Félix Tshisekedi sur leurs idoles, nombreux sont aussi ceux qui, non sans raison, estiment que les conseillers officiels et officieux du Chef de l’Etat congolais ont échoué dans le casting.

Loin de tout sentiment antipathique, les internautes qui réprouvent la nomination de Maitre Gims et de son frère Dadju comme ambassadeurs de la rumba congolaise, opposent au choix de Félix Tshisekedi, le genre musical dans lequel excellent les deux artistes. Secret de polichinelle, les deux Djuna sont des stars du Hip-Hop. Ils sont donc mondialement reconnus comme des rappeurs. Rien à voir avec la rumba. La musique étant plurielle, personne ne saurait  condamner les deux artistes pour avoir choisi ce genre musical. C’est leur liberté.

Cependant, au-delà de leur célébrité, toutes proportions gardées,  à l’échelle mondiale, nombre de Congolais sont unanimes que Maitre Gims et son frère Dadju ne sont pas mieux placés pour représenter la culture congolaise à travers le monde, dès lors qu’ils vivent en France et sont par ailleurs, déconnectés des réalités de la culture dont ils portent désormais l’étendard.

En ce qui concerne particulièrement Maitre Gims, il n’est un secret pour personne que ce dernier se sent plus Français que Congolais. Ici aussi, c’est sa liberté fondamentale de voir les choses à sa manière. Partant, comment peut-on faire de lui le Représentant de la Rumba congolaise à travers le monde ?

CE NE SONT PAS DE STARS QUI MANQUENT

« Le choix de Fatshi frustre à plus d’un égard. Une fois encore, il a fait la part belle à la diaspora, comme si sur place au pays, il n’existe aucun artiste digne d’Ambassadeur de notre culture. Les différentes études sur la musique congolaise de la 4ème génération renseignent à suffisance que celle-ci est à près de 80% faite de la rumba. Cas des œuvres de Koffi Olomide, Fally Ipupa, Ferre Gola, JB Mpiana, Ngiama Makanda Werra Son, Le Karmapa. Pourquoi le Président de la république ne pouvait-il pas choisir parmi ces artistes pour la nomination au titre d’ambassadeur de la rumba congolaise« , réagit un internaute.

Le vin déjà tiré ? C’est le cas de le dire. Malgré les critiques de ses concitoyens, Félix Tshisekedi ne reviendra plus sur son ordonnance portant nomination des deux fils de Djuna Djanana. Désormais, les deux ambassadeurs savent ce qu’ils entendent faire. 

« Le moment est venu de s’investir afin de booster la culture congolaise à travers un apport conséquent. « , a déclaré Maitre Gims à la presse à Kinshasa. Les deux artistes frères  entendent s’investir désormais, dans la création des studios d’enregistrement de standard international en RDC. Ils en ont sans doute les moyens.

« En tant qu’ambassadeurs du Congo, on a une carte à jouer même si on a évolué en France. Avec ses siècles de chargés d’histoires, le Congo est capable de régénérer pour devenir l’épicentre de la culture africaine et pourquoi pas, celle du monde. On va porter le Congo avec fierté partout dans le monde« , a renchéri la célèbre star aux inséparables lunettes aux verres fumés. 

Ancien membre du groupe « Hip-hop SEXION d’Assaut », Maitre Gims a embrassé sa carrière solo en 2013, année de sortie de son tout premier album, « Subliminal » qui, selon des statiques, s’était vendu à plus d’un million d’exemplaires, culminant ainsi à la seconde place du classement des albums français. Suivent les albums « Mon cœur avait raison » (2015) et « Ceinture noire  » (2018), numéros un en France et en Belgique (Wallonie) et atteignent le top 40 dans plusieurs pays européens, en se vendant également  à plus d’un million d’exemplaires.

Par ailleurs, la littérature sur le net renseigne que Maitre Gims a dominé le classement des Singles français à quatre reprises dont une fois en tant qu’artiste vedette, le plus récemment en 2018 avec sa chanson « La Même » qui est la plus jouée en France et qui fait de Gims l’artiste le plus joué à la télévision et à la radio française au cours de la même année.

Toujours en 2018, il est classé au 7ème rang des artistes les plus joués au monde sur « Deezer ». En septembre 2019, il devient officiellement le premier artiste urbain à remplir le Stade de France avec 72.000 spectateurs. Au cours de sa carrière, Maitre Gims a travaillé avec des artistes tels que Sia, Pitbul, Lil Wayne, Stromae, Maluma, Sting. Comme son frère -ainé Maitre Gims, Dadju a choisi le genre musical Hip-Hop. Les mélomanes de ce style de musique lui reconnaissent les albums « Jaloux »(2018),  « Mon soleil  » (2019) et « Melegim » (2020). On rappelle que la nomination de ces deux célébrités congolaises de renommée internationale, intervient quelques mois seulement, après l’inscription de la très célèbre rumba congolaise dans le patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. 

 Grevisse KABREL

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