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Maï-Ndombe : l’élevage, une bouffée d’oxygène pour la population en période de crise

Depuis 2006, l’Association des éleveurs de Mushie (AEM), dans la province de Maï-Ndombe, est à pied d’œuvre afin de participer à la sécurité alimentaire pendant la période de crise. Cette période, dite de crise va, chaque année, de janvier à mars est connue sous l’appellation de ‘’période de soudure’’.

Selon Bolilanga Monsengwo Impress, président de l’AEM, pendant cette période, l’Etat interdit fermement les activités de pêche. Le poisson, aliment de base dans la contrée, devient rare. «C’est pour cette raison que chaque membre de notre association dispose d’une ferme où il élève de gros et de petits bétails. L’AEM comme telle a aussi  son kraal de bovins», indique-t-il.

La carence en produits alimentaires à  Mushie dans la chefferie de Baboma-nord fait toujours parler d’elle. Cela n’est pas resté sans solution de la part des paysans membres de l’AEM et de la FOPAKKM. Les ‘’Babhu’’ (entendez ‘’Peuple éleveur’’ en Kiboma, langue parlée dans la contrée), multiplient toujours des efforts. Les activités se passent surtout à Mbali, chef-lieu de la chefferie de Baboma-nord.

«Lorsque nous amenons des produits de l’élevage au marché pendant cette ‘’période de soudure’’, la population se bouscule pour acheter des viandes dépiécées. Après presqu’une heure tout est terminé», témoigne Monsengwo, sourires aux lèvres.

«Toutefois, nous déplorons des tracasseries  administratives. Beaucoup d’agents des services de l’Etat, notamment de l’Environnement, de l’Agriculture, de la Brigade des recettes de Maï-Ndombe et autres  défilent régulièrement auprès de l’AEM et de ses membres pour le recouvrement des taxes », dénonce-t-il en invitant les responsables des services précités à la conscience.

Il ajoute qu’une autre difficulté est celle liée à la rareté des produits pharmaceutiques vétérinaires. «Face à cette difficulté, nous nous évertuons de nous rendre à Kinshasa pour acheter ce dont nous avons besoin. Notre souhait est de voir l’Etat congolais intervenir dans le domaine d’élevage en accordant des subventions et en diminuant des taxes», conclut-il.

Badylon Kawanda Bakiman / Correspondant de Kikwit

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