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L’opposition dit douter de la tenue des scrutins de décembre en RDC

L’UDPS a dit douter de la tenue des élections prévues fin décembre en RDC, qualifiant de “mise en scène” la remise de véhicules de l’armée à la commission électorale pour assurer la logistique du scrutin.

La commission électorale nationale indépendante (Céni) a réceptionné lundi à Kinshasa 150 camions et une dizaine d’avions et hélicoptères de l’armée pour acheminer à travers la République démocratique du Congo le matériel des élections présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre. Le vote doit notamment permettre d’élire le successeur du président Joseph Kabila, resté dix-huit ans au pouvoir et qui ne peut plus constitutionnellement se représenter.

“Il s’agit là d’une mise en scène pour séduire l’opinion nationale et internationale”, a déclaré à l’AFP Augustin Kabuya, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

“Cent-cinquante camions ne peuvent pas couvrir l’immense territoire national (2,3 millions de km2) où il n’y a même pas d’infrastructures routières”, a-t-il ajouté.

“Nous savons que le président de la Céni, Corneille Nangaa, n’est pas prêt à organiser les élections le 23 décembre 2018”, a estimé M. Kabuya.

Tous les matériels électoraux commandés à l’étranger ne sont pas encore arrivés en RDC. “Vu le temps qui reste pour la tenue des scrutins, et la superficie du pays, logiquement, je ne vois pas comment la Céni va s’y prendre” pour être prêt le 23 décembre, a -t-il dit.

Lors de la cérémonie officielle de remise de ces matériels, les autorités congolaises ont réaffirmé leur volonté d’organiser les élections, reportées en 2016 et 2017, sans aide de la communauté internationale.

Pour les précédentes élections de 2006 et 2011, la RDC avait bénéficié d’un appui matériel de la Mission des nations unies en RDC (Monusco) en hélicoptères, avions et véhicules.

“Si on nous fait une demande d’appui logistique on est prêt à apporter notre soutien mais jusque là, il n’y a aucune demande”, a déclaré la porte-parole de la Monusco, Florence Marchal, interrogée par l’AFP.

L’UDPS a confirmé qu’elle participerait aux élections de décembre 2018 avec ou sans les machines à voter contestées par les autres partis d’opposition. “C’est une façon pour nous de mettre le régime de Kabila dos au mur car nous savons qu’il veut obtenir un report des élections avec la bénédiction de l’opposition”, a expliqué M. Kabuya.

L’opposition dans son ensemble affirme qu’elle ne boycottera pas les élections bien que, à l’exception de l’UDPS, elle exige l’abandon des machines à voter de fabrication sud-coréenne, accusant l’introduction de ces écrans tactiles de favoriser la fraude.

Le président de l’UDPS, Félix Tshisekedi, est l’un des 21 candidats en lice pour la présidentielle.

Avec AFP


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