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Loi électorale : faux débats sur Shadary, Bemba, Katumbi…

Après le renoncement officiel de Joseph Kabila à un troisième mandat, plusieurs officines politiques tentent de distraire l’opinion nationale en lançant de faux débats sur l’éligibilité ou non de certains candidats à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.
Alors que la loi électorale révisée en décembre 2017 est claire, comme l’eau de roche, sur les critères de recevabilité et d’irrecevabilité des candidatures, elles font croire qu’Emmanuel Shadary, le dauphin du Chef de l’Etat actuellement en fonctions, serait inéligible pour avoir postulé comme « candidat indépendant » sans avoir, au préalable,
démissionné de son poste de Secrétaire Permanent du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) et que Jean-Pierre Bemba le serait aussi pour avoir été condamné à une année de prison dans l’affaire de subornation de témoins, encore pendante de la Cour Pénale Internationale.

C’est le lieu de relever, à la lumière de la loi électorale précitée,
dont Le Phare se fait le devoir de publier l’intégralité dans la
présente édition, que l’incise relative à la démission préalable des
candidats indépendants de leurs partis  ou regroupements politiques
avant de se porter candidats à un mandat électif a été évacuée du
texte sus évoqué.
Quant à Jean-Pierre Bemba, il n’est sous le coup d’aucune
condamnation définitive dans le dossier de subornation de témoins. En
attendant la décision du juge d’appel, sa candidature à la
présidentielle ne souffre d’aucune irrégularité.
S’il y a un candidat formellement disqualifié, jusqu’à nouvel ordre,
de la course à la présidentielle, avant que la CENI (Commission
Electorale Nationale Indépendante) ne publie la liste provisoire puis
définitive des prétendants au fauteuil présidentiel, c’est bel et bien
Moïse Katumbi, pour n’avoir pas déposé sa candidature dans le délai
réglementaire du 25 juillet au 13 août 2018.
Machine à voter, électeurs fictifs et témoins du vote
Au lieu de se focaliser sur de faux débats concernant la
participation ou non de tel ou tel autre candidat à l’élection
présidentielle, les leaders de l’Opposition auraient intérêts à cibler
trois centres d’intérêt pour espérer obtenir des élections libres,
démocratiques et transparentes. Il s’agit de la machine à voter, des
électeurs fictifs estimés à environ 10 millions et des témoins à
positionner dans les bureaux de vote et centres de dépouillement.
Il lui faut marquer la CENI à la culotte, d’ici à l’ouverture de la
campagne électorale, au mois de novembre, afin de l’obliger à renoncer
à l’utilisation de la machine à voter, dont tout le monde sait qu’elle
est capable de fausser complètement les résultats des urnes. Si la
bataille de ce kit électoral est perdue, la défaite électorale serait
inévitable pour l’Opposition, face au candidat du FCC (Front Commun
pour le Congo).
Il en serait de même d’un fichier électoral regorgeant de près de dix
millions d’électeurs incontrôlés, car sans empreintes digitales au
moment de leur enrôlement. Un nouveau nettoyage des listes électorales
doit être exigé et obtenu, si les forces politiques et sociales
acquises au changement tiennent à remporter l’élection présidentielle.
Si en 2006 et 2011, l’Opposition était livrée, poings et pieds liés,
à la Majorité Présidentielle, tel n’est pas le cas aujourd’hui. On
rappelle qu’à l’époque, elle s’était fait imposer un fichier électoral
bourré de fictifs, doublons et mineurs et une compilation synonyme de
vaste tricherie électorale. Bien qu’ayant positionné des témoins dans
certains bureaux de vote et centres de dépouillement, elle n’avait pas
pris des dispositions pratiques pour leur nourriture, leur motivation,
leur rotation en cas de fatigue ou de malaise, etc.
Affamés, fatigués ou pris par un besoin naturel, ces témoins étaient
obligés soit de s’absenter longuement, soit de déserter définitivement
les bureaux de vote et de dépouillement, laissant le champ libre aux
témoins de la Majorité et aux agents de la CENI pour les opérations de
bourrages des urnes.
Cette fois, au-delà de la surveillance continue des urnes, les témoins
des candidats de l’Opposition devraient veiller à la non immixtion des
hommes en uniforme dans les choix des électeurs, à la transmission
sécurisée des urnes et des procès-verbaux de dépouillement dument
signés par eux à leurs candidats, partis ou regroupements politiques.
Les stratégies d’encadrement des bureaux de vote et dépouillement
devraient être mises au point maintenant.
Kimp


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