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Les sanctions européennes et les élections en RDC : Forte agitation et inquiétude au FCC

La position de la Suède contre la levée de ces mesures doit préoccuper cette famille politique  qui a adressé une ultime demande auprès de la Haute représentante de l’Union européenne

La prise de position du ministre suédois des Affaires étrangères ne manque pas d’être mal prise par le régime en place dont un de siens aligné parmi les 21 candidats à la Présidentielle est sanctionné par l’Union européenne qui a pris des mesures restrictives à l’encontre de 16 personnalités de la RDC. Emmanuel Shadary Ramazani est accusé avec les autres d’avoir commis des actes faisant obstacle à une sorte de crise consensuelle et pacifique en vue de la tenue des élections en RDC.

Le Chef de la diplomatie suédoise, Margot Wallström a affirmé auprès de nombreux médias occidentaux que son pays s’opposera à la levée des sanctions contre celui retenu pour concourir à la magistrature suprême pour le compte de la MP muée en Front  commun pour le Congo.

Pire, ce pays de l’Union européenne étudie les possibilités légales de lancer un mandat d’arrêt international, à en croire toujours les médias étrangers. Ce, selon les mêmes sources, au motif qu’il existe des présomptions graves dans la mort de la  Suédoise, Zaidan Catalan, tuée le 12 mars 2017 avec l’Américain Michael Sharp au Kasaï Central dans une mission d’enquête à Dibaya, l’un des territoires du district de la Lulua, sur l’insécurité à la suite d’un conflit coutumier mal réglé.

A l’époque de ces déplorables et tristes événements, Emmanuel Shadary Ramazani est Vice-Premier ministre, ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Il succède à Evariste Boshab Mabudj-ma-Bilenge sous le règne duquel le conflit a mal tourné avec le décès de Mpandi Kamuina Nsapu qui a mis la poudre au feu. Des jeunes  Bajila Kasanga entrent en rébellion et montent des milices pour venger leur chef coutumier.

Le rapport de cinq médias internationaux intitulé « Congo Files » diffusé par RFI donne des détails bien fouillés et laisse entrevoir que les deux experts de l’ONU  ont été tués sauvagement tout près de la mission catholique de Bunkonde, située dans le secteur de Dibanda pendant que le conflit a commencé à Dibatayi. Quand la situation a dégénéré, tous les quatre secteurs en insécurité avant de s’étendre en dehors de cette province.

Ces révélations ne manquent pas d’influencer la Suède qui tient à ce que toute la lumière soit bien faite sur ces incidents déplorables. A l’époque des faits, Emmanuel Ramazani est Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Il succède à Evariste Boshab Mabubj-ma-Bilenge pendant le règne duquel le Chef coutumier Mpandi Kamuena Nsapu est décédé après un conflit coutumier mal négocié. Une insécurité généralisée s’en est suivie dans le Grand-Kasaï.  Des populations civiles prirent le chemin de l’Angola.

La prise de position de la Suède est intervenue après la communication faite le 30 novembre par le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et Intégration régionale au corps diplomatique sur la nécessité de la levée des sanctions contre les personnalités congolaises, particulièrement à Emmanuel Ramazani Shadary  pour raison, d’après lui, d’égalité entre les candidats. Il trouve que le candidat du FCC est privé de sa liberté fondamentale de s’émouvoir pour expliquer à l’extérieur la pertinence de sa vision.

Il a aussi lâché que ces sanctions doivent être levées sous peine de mesures de rétorsion contre les Etats européens. Pendant ces temps, les États-Unis dont le ressortissant Michael Sharp a perdu la vie dans les conditions similaires le 12 mars 2017 envisagent de nouvelles sanctions contre les responsables congolais en vue de les pousser à organiser les élections vraiment libres et démocratiques.

Dans son interview au Quotidien belge « Le Soir », le Président de la République a effleuré ce dossier qui ne manque pas de le préoccuper au plus haut chef. Surtout qu’en sa qualité de général en réserve, il a le souci de bien revenir sur la scène politique. Son conseiller en matière diplomatique partage les mêmes appréhensions. Lui comme le Vice-Premier ministre reste d’avis qu’il s’agit d’un « cas flagrant d’ingérence inacceptable dans le processus électoral congolais de la part de l’Union européenne ».

Reste à savoir comment va réagir l’Union européenne d’ici là par rapport à la demande de Kinshasa assortie d’une menace de rétorsion. Pendant que l’un des pays membres  n’entend pas se laisser faire.

Par MKM


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