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August 9, 2020
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Les dessous du déplacement discret de Félix Tshisekedi en Angola

Pendant qu’il était en vacances dans la cité côtière de Muanda, dans le Kongo central, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a fait discrètement un déplacement éclair en Angola où il est allé dans la ville de Benguela à la rencontre de son homologue João Lourenço. A Kinshasa, cette prompte visite de Félix Tshisekedi a suscité bien des commentaires. Certains ont vite fait le lien avec les déboires de l’homme d’affaires Sindika Dokolo avec la justice angolaise. Le chef de l’Etat, dit-on, est allé plaider sa cause. Preuve de sa complicité avec le gendre de José Eduardo Dos Santos, ancien l’homme fort de Luanda.

Profitant de ses dernières vacances à Muanda, dans le Kongo central, le président de la République, Félix Tshisekedi, avait improvisé un déplacement éclair en Angola. C’est dans la ville côtière de Benguela, sur l’Océan Atlantique, que Félix Tshisekedi a rencontré dernièrement son homologue João Lourenco.

A Kinshasa, la nouvelle est passé presque inaperçue. En tout cas, la presse n’en a pas fait grand bruit. Cependant, des indiscrétions rapportent qu’au-delà d’une simple visite d’Etat –  s’il en était le cas – le chef de l’Etat est allé plutôt plaider la cause d’un compatriote, en l’occurrence Sindika Dokolo, genre de l’ancien président angolais, José Eduardo Dos Santos, poursuivi par la justice angolaise. Avec sa femme, Isabel Dos Santos, Sindika Dokolo est soupçonné des graves malversations financières en Angola.

Dans la ville haute, on indique que Félix Tshisekedi, du reste très lié à Sindika Dokolo, qui l’a sérieusement soutenu pendant la période de lutte politique, a décidé de s’impliquer pour tirer le riche homme d’affaire congolais des griffes de la justice angolaise.

On sait d’ores et déjà que pendant son séjour éclair en Angola, l’ordre du jour de la rencontre entre les deux chefs d’État n’a pas été dévoilé au grand public. De deux côtés, le protocole est resté muet. Evidemment, des sources internes du Palais de la nation ont indiqué que les deux hommes d’Etat auraient poursuivi les discussions au sujet de la coopération économique et de la mise en place d’un projet commun d’exploitation pétrolière.

Côté jardin, de fins limiers notent que le président Tshisekedi avait soulevé l’affaire du gel des avoirs de Sindika Dokolo par la justice angolaise qui l’accuse, y compris sa femme, de corruption et de détournement de fonds publics angolais au travers de ses entreprises écran.

Affaire Sokidet 

Pendant ce temps, à Kinshasa, la présidence de la République, par le directeur de cabinet adjoint du chef de l’Etat en charge des questions administratives et juridiques, est soupçonnée d’influencer la décision de la justice dans l’affaire Sokidet qui oppose les successions Kusuamina et Dokolo.

Plusieurs langues accusent le professeur Casimir-Désiré Kolongele Eberande d’interférer dans cette affaire. Il est donc curieux de savoir par quel tour de passe-passe M. Kolongole réussirait à obtenir une décision judiciaire disculpant M. Sindika Dokolo, face aux évidences inéluctables de ce dossier.

En effet, en vertu de la lettre n°015/CAB/3438/74 du 18 février 1974 du Commissaire d’Etat au Commerce, la Sokidet est une société zaïrianisée en faveur de M. Kusuamina. Au regard de la loi 78-003 du 20 janvier 1978 portant mesures de recouvrement des sommes dues à l’Etat par les acquéreurs des biens zaïrianisés, une société zaïrianisée ne peut faire l’objet d’aucune cession tant que sa valeur d’acquisition n’a pas été apurée ;

A ce jour, l’Etat, via la Direction générale de la dette publique (DGDP), réclame à la succession Kusuamina près d’Un million de dollars américains. Dans l’opinion publique, on se pose bien des questions. Comment, le même État, via la Justice, justifierait-il la spoliation du patrimoine immobilier de la Sokidet dont l’acquéreur fait l’objet de la part de la famille Dokolo depuis 28 ans ?

Et lorsqu’en même temps, Félix Tshisekedi se déplace discrètement en Angola pour prendre la défense de Sindika Dokolo, des soupçons qui pèsent sur le président de la République dans l’affaire Sokidet trouvent tout leur sens.

En attendant, c’est devant la justice congolaise que les deux successions s’affrontent. Ce n’est pas en cherchant un soutien politique à la présidence de la République que la justice va se rétracter.

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