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July 13, 2020
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LE FCC CONDAMNE « LA VIOLATION INTENTIONNELLE DU PRINCIPE DE L’INVIOLABILITÉ DU SIÈGE DU PARLEMENT »

La famille politique de Joseph Kabila constate le recul de la démocratie…
La poussée de tension vécue vendredi 12 juin à l’Assemblée nationale où le Conseil d’Etat a demandé à la police d’empêcher la séance que devaient consacrer les députés nationaux à l’élection du successeur de Jean-Marc Kabund, déchu le 25 mai dernier de son poste de 1er vice-président, continue à agiter l’opinion.
Dans sa déclaration politique le week-end dernier, le Front commun pour le Congo (FCC), regroupement majoritaire au Parlement, se dit «très préoccupé par ce recours abusif à la puissance publique devenu récurrent pour régler des conflits inter ou intra-institutionnels là où des règles du jeu claires, fixées par la Constitution et les lois de la République existent ».
Evoquant ce qu’elle qualifie de « la violation intentionnelle du principe de l’inviolabilité du siège du parlement par des forces des polices et des militants des formations politiques bien identifiés dans le dessein de faire obstruction aux délibérations d’une institution », la méga plateforme dont Joseph Kabila est l’autorité morale, exige « la fin de ces pratiques de triste mémoire, qui constituent un recul par rapport aux avancées démocratiques connues par la RDC. »
Dans ce document qui a atterri par un bon à Forum des As, le FCC demande également que « les auteurs de ces pratiques soient sanctionnés conformément à la loi ».
Ce n’est pas tout. La famille politique de Joseph Kabila appelle les animateurs des institutions au respect des prérogatives de chacun sur pied du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs. Le barrage de la police a provoqué l’indignation de nombreux élus.
Pour rappel le Conseil d’Etat a demandé vendredi à la police d’empêcher l’élection du successeur de Jean-Marc, destitué au mois de mai dernier de son poste de premier vice-président, jusqu’à l’examen par la Cour constitutionnelle d’une requête du même Kabund, qui conteste son éviction alors qu’il en avait pris acte.
Le bureau de la Chambre juge illégale la décision du Conseil d’Etat et exprime son intention de la faire annuler. L’article 7 du règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée stipule que son siège est « une zone neutre et inviolable » où « aucune autorité administrative, judiciaire ou militaire n’est autorisée à exercer ses prérogatives sans l’autorisation ou l’accord de son président ». Une disposition qu’a ignorée superbement le Conseil d’Etat en requérant une forte présence policière pour empêcher les députés d’accéder à la plénière programmée le vendredi.
Au lendemain de la déchéance de Jean-Marc Kabund du Bureau de l’Assemblée nationale, le Secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a menacé d’éjection tout membre qui déposerait sa candidature à la succession de JM Kabund. Après quelques jours de bisbilles entre légalistes et pro Kabund, l’autorité morale du parti a tranché. Félix Tshisekedi a choisi Patricia Nseya, l’élue de Likasi, que les députés s’apprêtaient à plébisciter le vendredi 12 juin, selon le calendrier annoncé par le bureau de la Chambre basse. Le Conseil d’Etat en a décidé autrement. Ce que déplore le FCC.
Lire ci-contre, l’intégralité de la déclaration politique du Front commun pour le Congo.

Didier KEBONGO

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