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Le Congrès des USA adopte une loi sur la crise congolaise

Les Etats-Unis d’Amérique ne cachent plus leur volonté de placer, sous
haute surveillance, le processus électoral qui continue d’évoluer en
dents de scie en République Démocratique du Congo. Après l’annonce, en
2017, des sanctions financières contre des responsables politiques,
militaires et administratifs jugés coupables du blocage du train des
élections et de violations récurrentes des droits de l’homme et la
prise de nouvelles sanctions contre de nouvelles personnalités
congolaises pour les mêmes motifs il y a quelques jours, il est
question, cette fois-ci, du vote au Congrès d’une loi spécifique
relative à la crise congolaise, intervenu le vendredi 28 juin 2018.
Présenté par le Sénateur Smith, ce texte contient des exigences
relatives à la tenue impérative des élections présidentielle,
législatives nationales et provinciales le 23 décembre 2018 ainsi qu’à
leur caractère libre, démocratique et transparent. La loi sus évoquée
prévoit également des sanctions judiciaires et financières contre des
responsables politiques et militaires mais aussi des éléments de
l’armée, de la police et des services spéciaux qui seraient épinglés
comme commanditaires ou auteurs d’actes de nature à entraver le
processus électoral et à porter atteinte aux droits de l’homme.
Il y est indiqué que des poursuites judiciaires pourraient être
engagées contre eux et au pire, leurs biens et avoirs confisqués.
Lorsque l’on jette un coup d’œil sur l’exposé des motifs, on apprend
que les USA retiennent l’instabilité politique comme la principale
source de la crise multiforme qui frappe la RDC, laquelle est liée à
la non tenue des élections, à la corruption, aux conflits armés, aux
crises humanitaires, etc. Les Congressmen américains soulignent, sans
la moindre ambigüité, que la stabilité politique en RDC est la «
priorité stratégique » de leur pays en Afrique. D’où, leur grand souci
est de voir y émerger une gouvernance responsable au sommet de l’Etat.
De l’avis de Washington, s’il y a la stabilité politique, la
démocratie et une autorité légitime à la tête du pays, les besoins
sociaux de base pourraient trouver des réponses plus facilement et
plus rapidement.
Les Congressmen américains pensent que pour baliser totalement la
voie devant conduire aux élections en décembre 2018, il faut que
soientt scrupuleusement respectées les dispositions de l’Accord du 31
décembre 2016, particulièrement celles relatives aux libertés de
réunion, d’expression, d’association et de manifestation ; à la
libération des prisonniers politiques et d’opinions ; à la réouverture
des médias fermés ; à la sécurité des citoyens, même des militants et
cadres des partis de l’opposition ; etc.
Bref, sur pied de cette nouvelle loi, les USA vont assurer un suivi
particulier du processus électoral congolais et sanctionner, au
besoin, tous ceux qui seraient tentés de le torpiller.    La finalité
des pressions américaines est d’obtenir, au plus tard le 18 décembre
2018, une passation civilisée du pouvoir entre Kabila et son
successeur à choisir dans les normes.                                                                  Kimp


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