LA LIBRE BELGIQUE qui cite une information rapportée vendredi par Het Laatste Nieuws annonce que Moïse Katumbi, homme d’affaires et candidat à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, a été intercepté à l’aéroport de Zaventem alors qu’il voyageait avec un passeport falsifié. La profession sur le document n’était pas correcte, souligne la source qui précise que la police belge a arrêté M. Katumbi dans la nuit de mercredi à jeudi.

« Au lieu d’être refoulé, comme c’est habituellement le cas pour les personnes se présentant avec de faux papiers, Moïse Katumbi s’est vu octroyer un permis de séjour temporaire après un contact avec les Affaires étrangères et l’Office des étrangers », relate le média belge.

« Evoquant des inquiétudes liées au processus électoral, au-delà du 30 juin, le peuple se prendra en charge, menace le CLC », titre FORUM DES AS qui fait le compte-rendu du communiqué publié jeudi 14 juin par un Comité laïc de coordination (CLC) qui, selon le journal, reste « dubitatif sur processus électoral ».

« Il relève, de ce point de vue, certaines inquiétudes liées notamment à la fiabilité du fichier électoral, à l’absence du consensus sur l’utilisation de la machine à voter, à la sélectivité des mesures de décrispation, à la problématique de liste des partis politiques, etc. », note le tabloïd qui ajoute que le CLC saisit, à cet effet, le Président de la République, la CENI et le Gouvernement.

LA PROSPERITE ajoute que, à défaut, pour ces institutions,  de répondre à ces préalables majeurs, le CLC qui, une fois de plus, entend assumer pleinement ses responsabilités, sera obligé de les inviter à en tirer toutes les conséquences.

L’AVENIR évoque une « sortie ratée »  du CLC. Le journal estime que tout montre que les signataires font fi de tous les efforts fournis à ce jour en vue de la tenue des élections au 23 décembre 2018.

« Nombreux sont les observateurs de la scène politique congolaise qui pensent que cette structure a manqué l’occasion de se taire », commente le journal appelant les Congolais à ouvrir l’œil face à ce qu’il considère comme « un passe-temps et des jérémiades injustifiées.

A ce sujet, LE POTENTIEL s’interroge : « Tendrait-on déjà vers un bras de fer ? ». Difficile à dire, tente-t-il de répondre, toujours est-il qu’à 6 mois des élections du 23 décembre 2018, le CLC est revenu au-devant de la scène et que ce retour n’est pas anodin.

« Après sa dernière mobilisation populaire de février 2018, le CLC a pris le temps de mûrir sa stratégie. Autant dire son ultimatum du 30 juin 2018 doit être pris au sérieux », analyse le journal.

« Crise congolaise, ce dimanche à Luanda, Kabila, Kagame, Sassou, Ramaphosa et Ali Bongo autour de Lourenço », annonce LE PHARE.

Le journal qui se réfère à certaines indiscrétions, indique que lors de ce sommet spécial de quelques chefs d’Etat de la SADC qui devrait se tenir sauf imprévu ce dimanche, le président Lourenço et ses pairs seraient curieux de connaître la dernière position de leur homologue Kabila par rapport à leur souhait de le voir ne pas postuler pour un troisième mandat.

LA REPUBLIQUE indique qu’après les rencontres Kagame-Lourenço-Macron à Paris, tout le monde avait gardé son souffle, espérant découvrir le pot-au-rose lors de la prochaine rencontre de l’organisation sous-régionale prévue dans la capitale angolaise et à laquelle les autorités de Kinshasa sont conviées.

Enfin, L’AVENIR annonce que Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et Médias a signé, le 14 juin dernier un Arrêté, portant mesures d’application de la loi 96-002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse. A dater de ce jour, apprend-t-on de cet Arrêté, il est ouvert au ministère de la Communication et Médias un registre de déclaration préalables à l’exploitation des médias en ligne.

Ainsi, renchérit le tabloïd, toute entreprise de médias en ligne a l’obligation de se conformer à l’article 3 du présent Arrêté. Et les médias d’information générale, spécialisé ou d’opinion en ligne existant à la date d’entrée en vigueur du présent Arrêté ont un délai de 30 jours pour se conformer aux dispositions du présent Arrêté.

Socrate Nsimba/MMC