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La MP soutient la demande de Joseph Kabila sur le retrait de la MONUSCO

Le porte-parole de la majorité présidentielle, André Alain Atundu lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le 02/03/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Majorité présidentielle soutient la demande formulée par le président de la RDC, Joseph Kabila à la 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU sur un retrait progressif des forces onusiennes présentes dans le pays depuis 19 ans. Le porte-parole de la MP, André-Alain Atundu Liongo s’est exprimé mercredi 26 septembre à Kinshasa en conférence de presse.,

« La solidarité internationale est un droit légitime reconnu à chaque Etat. Mais cette solidarité n’est pas pour autant une obligation contraignante imposée aux Etats malgré leur volonté. A contrario donc, chaque Etat a le droit d’en réclamer les bénéfices mais aussi d’y mettre fin ou d’y renoncer au nom de la souveraineté des Etats reconnue par la charte des Nations unies », a déclaré M. Atundu

C’est dans cet ordre d’idées que la Majorité Présidentielle soutient la demande exprimée par le président Kabila de « commencer effectivement le retrait progressif et significatif des troupes de la MONUSCO ».

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) ne partage pas la demande du président Joseph Kabila relative au retrait des forces de la Monusco du pays. « Cette requête du chef de l’Etat renvoie à ignorer les différentes interventions et participations des Casques bleus contre les forces rebelles à l’Est », a affirmé mercredi Me Georges Kapiamba, président d’ACAJ. Il invite plutôt le gouvernement congolais à évaluer sa coopération avec la Monusco en vue d’un réajustement de cette mission de l’ONU face aux nouveaux défis.

De plus, ACAJ estime qu’un désengagement de la Monusco à l’heure actuelle affaiblirait le processus électoral en cours qui n’offre pas, selon elle, des garanties sur sa solidité.

« On ne peut pas promettre les élections crédibles en décembre tout en demandant le désengagement de la Monusco qui a reçu entre autres dans son mandat l’appui logistique au processus électoral », argumente Me Kapiamba.

Le président d’ACAJ estime par ailleurs qu’on ne peut pas avoir d’élections crédibles comme l’a promis le président Kabila à l’ONU en l’absence de tout consensus sur l’utilisation de la machine à voter, et si le nettoyage du fichier électoral n’est pas réalisé.


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