Les agents de l’administration municipale de Ngaliema n’ont guère décoléré depuis près de trois semaines après avoir mis sous scellées les installations abritant leurs postes d’attache. Et pour cause, ils disent manifester leur mécontentement contre une décision portant suspension du bourgmestre de leur commune.

L‘autorité communale a écopé de cette suspension pour une durée de 3 mois par le ministre provincial intérimaire de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Didier Tenge Litho. Dieu-Merci Mayibanziluanga a été reproché sur quelques griefs retenus à son encontre.

Pour s’être écarté de la politique de Kinshasa-Bopeto, sa hiérarchie l’a suspendu pour causes de “pollution sonore à outrance,  la présence des immondices le long de l’avenue Colonel Mondjiba, ex-OUA et entretiens des marchés pirates insalubres” et de n’avoir pas “appliqué et compris des textes, notamment l’édit 05 du 09 octobre 2012 portant réglementation relative aux nuisances sonores, édit du 09 septembre 2013 relatif à l’assainissement et la protection de l’environnement de la ville de Kinshasa, décret-loi n° 14/012 du 8 mai 2014 portant réglementation de la production sonore en République Démocratique du Congo ainsi que le non respect de l’ordonnance n° 73/153 du 31 mai 1975 réglementant les heures d’ouverture des débits de boissons et portant interdiction des Nigth Club sur toute l’étendue de la RDC”.

A Ngaliema, les manifestants n’ont de cesse à réclamer la réhabilitation de ce dernier car la suspension par l’autorité urbaine, selon eux, est illégale. Les activités de l’État sont paralysées, la maison communale est visitée chaque jour par les habitants de la commune en générale et les militants de l’UDPS en particulier.

Il ressort des sources municipales que cette mesure était susceptible de peser davantage sur le vaste programme d’assainissement de la capitale lancé sous le label “Kinshasa-bopeto”, ou une ville de Kinshasa  plus propre que jamais.

A noter qu’avec le gouverneur de Kinshasa, le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo,  avait pris les devants de la sensibilisation, samedi 19 octobre 2019, pour lancer un signal fort à l’ensemble du pays en vue de mobiliser aussi bien les mains que les esprits des Congolais.

Quid des usines de traitement des déchets ?

Un mardi 19 novembre 2019, Gentiny Ngobila avait réuni à l’Hôtel de Ville, les bourgmestres et les coordonnateurs communaux de Kinshasa-Bopeto. Il les a exhortés à descendre dans leurs quartiers pour sensibiliser et éduquer la population sur la propreté.

Le premier citoyen de la ville a aussi évoqué la persistance des marchés pirates qui, selon lui, polluent énormément la capitale.

G. Ngobila a cependant déploré la lenteur dans la mise en application de ses mesures en ce qui concerne la chasse aux marchés de fortune.

“Le souci majeur avec les bourgmestres demeure l’évacuation des immondices. Vous devez travailler dans ce sens. Celui qui ne va pas réussir le défis de la salubrité, ne va pas continuer à travailler avec moi”, avait prévenu le gouverneur à ses collaborateurs.

Par ailleurs, Gentiny Ngobila a annoncé pour bientôt l’arrivée à Kinshasa des partenaires pour implanter des usines de traitement des déchets.

Ngobila en Allemagne

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Ngobila Mbaka, s’est rendu dans la ville de Cologne via Stuttgart, en Allemagne, où il effectue une visite de travail depuis le 18 février 2020.

À en croire le service de communication de l’hôtel de ville, Gentiny Ngobila a été reçu par la haute direction de la Société  BALD Industries, une entreprise à multiples  spécialités notamment dans le domaine des infrastructures, des logements sociaux et des maisons préfabriquées.

Pour rappel, la société BALD industries ne sera pas à sa première visite à Kinshasa. Cette entreprise a déjà essayé d’apporter son soutien à l’ancien exécutif provincial mais sans succès.

Raymond Okeseleke