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La Belgique compte restituer à la RDC la propriété de certaines œuvres d’art: « Ce qui a été acquis de façon illégitime ne nous appartient pas »

oeuvres d'art

La Belgique a décidé de restituer à la République démocratique du Congo la propriété de certaines œuvres d’art dérobées par des colons pendant la période coloniale, a-t-on annoncé de sources officielles à Bruxelles.

Une vaste réflexion avait été entamée dans ce sens au niveau du Secrétariat d’État belge chargé de la Politique scientifique. Le Conseil des ministres restreint a, en effet,  validé mardi, les conclusions des débats initiés à ce sujet et qui, à en croire les milieux proches du dossier, achoppaient surtout sur les enjeux liés à la propriété des objets spoliés et à leur retour matériel.

«La colonisation et certaines exactions commises dans ce cadre ont longtemps privé des générations de congolais et congolaises d’un accès à leur patrimoine, à leur histoire, à leur culture, à la créativité et à la spiritualité de leurs ancêtres. On ne peut certainement pas changer le passé. Comme notre souverain Philippe l’a rappelé, la Belgique devra vivre avec cet héritage et ce passé colonial trouble.», a détaillé l’homme d’État.

«Cependant, il est de notre ressort collectif d’agir sur le présent afin de modifier l’avenir. À travers ce travail sur la restitution, nous voulons nous engager résolument dans ce sens, main dans la main avec le peuple congolais», a-assuré Thomas Dermine

«Cependant, il est de notre ressort collectif d’agir sur le présent afin de modifier l’avenir. À travers ce travail sur la restitution, nous voulons nous engager résolument dans ce sens, main dans la main avec le peuple congolais», a-assuré Thomas Dermine

En effet, précise-t-on, restituer la propriéténe signifie pas automatiquement renvoyer une œuvre d’art dans son pays d’origine. Cela doit plutôt être compris dans le sens que la RDC en redevient juridiquement propriétaire.

Plusieurs pistes sont explorées, notamment celles consistant à impliquer les scientifiques congolais sur le terrain, à entamer un dialogue avec les autorités de la RDC et à constituer une commission pour un transfert des objets dans des conditions optimales.

Selon des chercheurs prenant part aux travaux, les œuvres sont subdivisées en trois catégories : les pièces dont on a la certitude qu’elles ont été acquises de manière illégale, notamment de force après confrontation violente ou après pillage, les œuvres acquises de façon légitime et celles pour lesquelles aucune certitude n’existe.

Depuis les années 1970, rappelle-t-on, des débats surviennent sporadiquement pour dénoncer la provenance et les conditions d’acquisition, tout en soulignant la nécessité de restituer les œuvres d’art acquises illégalement pendant la colonisation, soit entre 1885 et 1960, et conservées au Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC) à Tervuren, en banlieue bruxelloise.

Le mouvement Black Lives Matter, consécutif au meurtre du Noir américain George Floyd, étouffé par un policier blanc, en mai 2020 à Minneapolis, dans le Minnesota aux Etats-Unis, a donné un coup d’accélérateur à ces revendications, relève-t-on. L’Allemagne, rappelle-t-on, avait rétrocédé au Ghana, en début d’année, une œuvre d’art majeure acquise de manière illégale.

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