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Kinshasa: la persistance de l’insalubrité dans la ville inquiète

De nos jours et un peu partout dans le monde entier, les questions de l’environnement restent de brûlante actualité. C’est le cas de la ville province de Kinshasa, siège des institutions étatiques de la République démocratique du Congo.

En effet, dans cette ville cosmopolite, l’évolution de l’insalubrité et la dégradation de la nature ont pris des allures inquiétantes pour la population. De multiples raisons expliquent leur attitude. La gestion des déchets ménagers et autres est devenue un véritable cauchemar.

Une bonne partie des habitants de la ville se plaint de vivre dans cette situation qui ne fait que s’aggraver. Jadis « Kin la belle », cette dernière est loin d’être une réalité aujourd’hui. « Kin la belle » n’est qu’un lointain souvenir dans les langages des Kinois. En lieu et place de « Kin la belle », ils adoptent plutôt « Kin La Poubelle ». Tout simplement parce que la situation est aujourd’hui pire qu’avant.

« Kinshasa est sale partout, même en plein centre-ville. La même situation se répercute dans les différentes communes de la ville », affirme M. Francis, un Kinois rencontré dans la rue pendant notre ronde.

La Capitale congolaise ressemble à une décharge publique

Tout autour de ces endroits insalubres se déroulent d’intenses activités commerciales comme ici au marché d’UPN. (© mediacongo.net)

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, la Capitale congolaise ressemble à ce jour à une décharge publique. Des hauteurs de vidanges se rivalisent avec des nappes d’eaux marécageuses. Ce sont des véritables gites des moustiques qui engendrent les différentes maladies à la population.

Par ailleurs, les avenues, lieux publics, espaces verts, rigoles et caniveaux, rien n’est épargné par cette catastrophe. Curieusement, tout autour de ces endroits impropres (à l’image du marché Sélembao dans la commune de Bumbu) se déroulent d’intenses activités commerciales.

« La population ignore que derrière cette insalubrité, il y a la présence accrue des maladies épidémiques telles le paludisme, la typhoïde, la diarrhée, la verminose … qui sont devenues des cantiques de diagnostics médicaux à Kinshasa », témoigne un client trouvé sur le marché.

« Les Kinois, plus précisément les vendeurs du marché Sélembao ne vident pas les stations d’épuration avec facilité, tandis que d’autres personnes accusent tout simplement les populations en disant que celles-ci n’ont pas des poubelles dans leurs parcelles respectives. Dès qu’il y a déchets ou autres saletés, elles les déversent dans les rues, aux marchés », observe un jeune homme.

Comme on est déjà en pleine saison sèche et que les caniveaux sont étroits, la situation se dégrade de plus en plus. Les agents sanitaires craignent l’apparition des différentes épidémies causées chez l’homme comme le choléra…

« Eu égard à ce qui précède, l’évaluation de l’insalubrité dans différents coins de la Capitale congolaise a conduit les autorités provinciales à envisager l’asservissement à la conscientisation pour les changements des mentalités et comportements des Kinois. Aucun développement n’est possible sans changement. C’est l’homme qui est à la base du changement en vue de limiter la montée en puissance de cette situation afin de sauvegarder l’homme et son espace vital. L’être au centre, doit d’abord agir seul », explique un passant interviewé.

Comme on le voit, le jugement de la population est sévère. Les étrangers tout comme les congolais vivant en dehors du pays, ne sont pas fiers de l’état dans lequel se retrouve la ville de Kinshasa qui n’est plus propre. Elle ne reflète plus son image du passé.

Les kinois interpellent les autorités provinciales afin de revoir la conception de la gestion des déchets dans la Capitale, d’avoir une gestion intégrée en organisant la collecte et valorisation des déchets. Après avoir collecté les déchets à travers des communes de la ville de Kinshasa, les vider de manière régulière pour éviter l’accumulation de l’insalubrité à Kinshasa. Et il faudra renforcer le nombre des poubelles publiques dans tous les coins de la ville.

(Rosy Bondala/stagiaire UPN)
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