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Kasaï-Central : L’ONG ENFANT AVENIR dénonce l’arrangement à l’amiable dans le cas des violences sexuelles

Pierre Bibombe coordonnateur pays de l’organisation non gouvernementale Enfant Avenir, a, au cours d’une interview accordée le samedi 26 décembre 2020 à CONGOSYNTHESE, dans sa rubrique rétrospective 2020, précisé que la pratique d’arrangement à l’amiable est devenue monnaie courante dans le dossier des violences sexuelles. car on ne sait pas comment amener le dossier en justice et aussi parce que le dossier n’avancera pas et ne connaîtra pas l’issu normal.

Ci-après l’intégralité de l’interview.

Coordonnateur pays de l’ONG Enfant Avenir, qu’est-ce que vous avez eu à faire durant l’année 2020 ?

P.B : Au cours de cette année qui s’achève déjà, Enfant Avenir a mis en place un mécanisme d’alerte communautaire, qui a permis de recevoir les informations utiles en lien avec les violences basées sur le genre dans toutes nos zones d’intervention.

Sur le plan juridique, judiciaire et psycho social, Enfant Avenir a accompagné plus au moins 210 victimes de violences basées sur le genre. Ils ont reçu notre assistance dans le cadre du programme justice et autonomisation et dignité des femmes en RDC (JAD).

Quelle a été les forces de Enfant Avenir au cours de cette année ?

P.B : En terme de force au cours de cette année, ce que nous avons eu à travailler avec certaines ONG à base communautaire, qui nous ont accompagné dans le cadre de référencement des victimes. Enfant Avenir a documenté les six graves violations de droits de l’enfant au cours de cette année.

Et c’est quoi les faiblesses ?

P.B : Par manque d’appui, d’autres activités ont été réalisées sur fond propre c’est pourquoi on n’a pas pu atteindre d’autres couches qui avaient besoins de notre assistance, nous sommes conscients qu’avec l’avènement de la Covid19, cela a essayé à perturber d’autres opportunités. Lorsqu’on travaille par moment sans financement, le personnel aussi se décourage.

En terme de défis, partout où on intervient on trouve qu’il y a un disfonctionnement total dans le fonctionnement de la justice, que ça soit au niveau de Kananga même à l’intérieur de la province. Le défis également c’est les pratiques d’arrangement à l’amiable dans le dossier de violences sexuelles, c’est devenu monnaie courante, on ne sait comment amener le dossier en justice, parce que le dossier n’avance plus, ne connaisse plus l’issu normal.

La dénomination de votre structure c’est Enfant Avenir, c’est quoi la situation de l’enfant au Kasaï-Central ?

P.B : La situation de l’enfant en terme de bilan est que, nous dressons un bilan très sombre de la protection de l’enfant au Kasaï-Central, nous venons de sortir d’une grande crise sans précédent, qui a gangrené la région du Kasaï et les enfants étaient au centre de recrutement.

P.K

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