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Kasaï-Central : Le gouverneur Kabatusuila promulgue trois édits, à l’issue d’un atelier sur les VBG

Promulgation ce jeudi 3 février 2022, à Kananga au Kasaï-Central, de trois édits en faveur notamment de la femme et de la jeune fille.

C’est Tharcisse Kabatusuila gouverneur ad intérim de la province du Kasaï-Central, qui a, à l’issue d’un atelier régional de réflexion sur les violences basées sur le genre dans l’espace Kasaï, promulgué ces édits. Il s’agit de  » l’édit portant interdiction des coutumes avilissantes à l’égard de la femme, l’édit portant modalité de prévention et d’assistance aux personnes déplacées internes et l’édit portant modalité de scolarisation et des protections des enfants nés de viol ou victimes des violences sexuelles ».

Cet atelier qui a réuni plusieurs acteurs pour discuter sur, comment lutter contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre, a bénéficié de l’appui du fond de Nations-Unies pour la population (UNFPA) et du Haut Commissariat de Nations-Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Dans son mot à la clôture des assisses précitées, Dr Eugène Kongnyuk, représentant résident de l’UNFPA, a réitéré l’engagement de cette agence onusienne d’accompagner tout le monde afin de lutter contre les VBG.

« On est arrivé à signer les lois qui vont vers un pas de plus pour redresser ce fléau. Ce qui ressort de cet atelier c’est un consensus, avant il pouvait être là mais ce n’était pas claire. Aujourd’hui nous sommes d’accord que les violences basées sur le genre c’est un fléau et c’est mauvais et ça des conséquences graves sur le bien-être physique, psychologique et spirituel. Nous devons travailler ensemble pour éliminer complètement de notre communauté ce fléau (…). Je finis par réitéré l’engagement de l’UNFPA de continuer avec les gouvernements provinciaux pour l’élimination de ce fléau », a-t-il déclaré.

Invitée à prendre parole, Liz Ahua représentante du HCR en RDC, dit être persuadée que les discussions à l’issue de cet atelier de réflexion, faciliteront des conclusions susceptibles de permettre le renforcement des stratégies de lutte contre les violences basées sur le genre dans les différentes régions.

Pour sa part, Gisèle Ndaya ministre nationale de genre famille et enfant, qui a clôturé ces assises, s’est réjouit de  » l’adoption d’un projet de plan régional de lutte contre les violences basées sur le genre »

Il sied de signaler que les violences basées sur le genre n’épargnent aucune société dans le monde. En République Démocratique du Congo, ce phénomène est très répandu et demeure une préoccupation sur l’ensemble du territoire national à cause des différentes guerres et troubles sociaux.

Dans le cas particulier de l’espace Kasaï, l’ampleur des VBG s’explique surtout par le conflit dit «Kamuina Nsapu» de 2016 dont les conséquences les plus néfastes ont été, entre autres, les aspects de violences sexuelles commis sur les femmes et les filles, les viols individuels et collectifs.

A. M

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