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Kananga : Ce qu’il faut retenir de l’échange entre la commission diocésaine justice et paix et le bourgmestre de la commune de Nganza

La commission diocésaine justice et paix de Kananga (CDJP) au Kasaï-Central, a échangé vendredi dernier, avec Simon Luboya bourgmestre de la commune de Nganza.

Au menu de cet entretien, «le plaidoyer du comité local de gouvernance participative à l’intention du bourgmestre de la Commune»

Durant près d’une, le comité local de gouvernance participative a soumis à Simon Luboya son cahier de charge signé par Abbé Fortunat Lumu Tshimanga, coordonnateur de la CDJP Kananga.

Ci-après l’intégralité de ce cahier de charge.

À Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Nganza,
A Kananga

Monsieur le Bourgmestre,
Nous, Commission Diocésaine Justice et Paix de Kananga, se basant sur l’article 3 paragraphe 3 de notre statut qui évoque l’une de nos missions qui consiste à étudier, éventuellement avec d’autres organisations chrétiennes, gouvernementales et autres, les problèmes posés par la pauvreté en République Démocratique du Congo: en rechercher les causes, proposer des solutions conformes à la justice et à la dignité de la personne humaine ; avons assisté à la réunion d’analyse sociale tenue par le Comité Local de Gouvernance Participative de la commune de Nganza (CLGP) représentant tous les quatre coins de Nganza, dans la salle de réunions de la paroisse Sainte Thérèse en date du 07 Août 2021.

Après avoir fait une analyse sociale de manière objective et pertinente, Les participants et nous avons constaté depuis plus de trois ans plusieurs cas de décès dus à la malnutrition aigüe, hausse de prix sur le marché des produits vivriers de première nécessité, bref une population caractérisée par le sous-développement.

La production vivrière pour la commune de Nganza est essentiellement composée de manioc, mais, le riz, produits de la pisculture, l’élevage des petits bétails. Au total, l’insécurité alimentaire se situe au tour de 12% à laquelle s’ajoute une malnutrition aiguel enfants de 6 à 59 mois) évaluée à 5,4%.

Eu égard à ce qui précède, il convient de faire une étude minutieuse pour connaitre l’origine ou les causes de cette insécurité alimentaire. Ainsi, les animateurs communautaires du comité local de Nganza ont pu retenir ce qui suit :

Augmentation de la population due à l’exode rural et au déplacement de la population suite aux conflits armés de 2017 une croissance démographique rapide estimée à 3,3%)

Accès difficile à l’espace à cultiver par la population, car les espaces jadis cultivés par la population sont vendus aux particuliers par les services étatiques à titrés

Des déficits chroniques en certales et protéines animales Une flambée des prix des produits alimentaires sur le marché qui met à mal le pouvoir d’achat de la population de cette contrée caractérisée par un taux de chômage élevé.

Manque d’encadrement technique des cultivateurs
Ngaza est une commune qui renferme plus de 100000 hectares de terres agricoles, un espace considérable du réseau hydrographique dense favorable aux activités aquacoles et de poche. Les activités agro-pestorales serait un atout majeur pour atteindre l’objectif stratégique de sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Face à cette situation, il va falloir, vous entant que représentant de l’Etat dans notre commune ; vous impliquer activement en vue de terredier à cette
situation qui met notre population en peril. Raison pour lemuellc nous vous proposons ce qui suit comme solutions idoines:

Que l’Etat assure l’encadrement technique des culivateurs à travers ses structures et partenaires spécialisés en la matiere:

Favoriser l’accès aux incteurs de production semences, engros, produits agro-pharmaceutiques,
technologie, etc.).outillage équipements,

Faire la promotion d’un environnement global favorable et l’investissement privé dans le secteur agricole (la mise en en place de mesures d’accompagnement pour l’entreprenariat privé surtout favoriser l’accés des jeunes aux crédits agricoles, l’octroi d’avantages fiscaux et tarifaires…)

Faire la sécurisation foncière, ce qui à dire assurer la mise en oeuvre de la Loi foncière, surtout la délimitation et l’immatriculation des terres rurales destinées à l’agriculture.

C’est pourquoi, les animateurs communautaires du Comité Local pour Gouvernance Participative, ayant fait l’analyse de cette situation et ses multiples conséquences au sein de la population,
Considérant qu’il revient au gouvernement de la province du Kasai central de trouver des solutions idoines de sorte que tout le monde ait facilement
accès à la nourriture, Ses basant sur la Constitution de la République Démocratique du Congo,
spécialement en son article 46 qui reconnait à tous les congolais le droit à l’alimentation,

Nous venons, très respectueusement, auprès de votre autorité, soumettre la présente demande de notre population en vertu de l’Article 3 paragraphe 5
de notre Statut qui évoque l’une des nos missions qui consiste à mener des plaidoyers et faire le lobbying en faveur des pauvres auprès des décideurs.

Ainsi, avons-nous jugé utile de vous saisir, Monsieur le Bourgraustre, pour qu’à travers vous, notre gouvernement Provincial et méme national, rencontrent le besoin élémentaire de notre peuple contenu dans le present cahier de charges.

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