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Joseph Kabila ne cède pas à la pression internationale

 

Après avoir renvoyé sine die la visite annoncée d’Antonio Guterres et de Moussa Faki, Président de la Commission de l’Union Africaine, les autorités congolaises laissent entendre que le principe de cette visite reste maintenu et que la date devra être fixée de commun accord.

Les chances de la République démocratique du Congo de voir sa crise politique s’estomper sont entrain de s’effriter comme une peau de chagrin. On en veut pour preuve, le report sine die de la visite que le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Antonio Guterres, voulait effectuer cette semaine en RDC en compagnie du Président de la Commission de l’Union Africaine (UA), M. Moussa Faki Mahamat.

La visite que ces deux personnalités de haut rang voulaient effectuer à Kinshasa et dont l’objet devait essentiellement sur la crise politique grave que traverse la RDC vient d’être reportée à une date indéterminée, à la demande des autorités congolaises.

Ces dernières, de l’avis de nombreux observateurs, semblent vouloir s’inscrire dans la logique suicidaire de l’isolement face aux appels lancés par la communauté internationale en vue d’une alternance démocratique souhaitée en RDC au regard des élections présidentielle et législatives que ce pays doit organiser le 23 décembre 2018.

Face au tollé que suscite au sein de l’opinion nationale et internationale l’annulation de la visite annoncée du SG de l’ONU et du président de la Commission de l’UA, les dirigeants congolais tentent de se justifier laissent entendre que le principe de cette visite reste maintenu et que la date devra être fixée de commun accord !

Selon la direction nationale du Protocole d’Etat, service dépendant du ministère congolais des Affaires Etrangères et Intégration régionale qui a publié un communiqué officiel à ce sujet hier lundi, « les deux illustres personnalités restent les bienvenues à Kinshasa, à une date à convenir de commun accord ».
A en croire la même source, « des consultations via des canaux diplomatiques usuels » seraient en cours pour « l’harmonisation des agendas » (sic) !

Voie suicidaire de l’isolement

L’opinion se souvient encore du sommet de Chefs d’Etat qui devait se tenir dernièrement à Luanda, en Angola, dans le même objectif. Ces importantes axées sur la crise politique rd congolaise ont été renvoyée malheureusement sine die à la demande du gouvernement de la RDC, sous prétexte que l’actuel chef de l’Etat congolais (dont le second et dernier mandat a déjà expiré) a un calendrier très chargé !

Dans le cadre de mêmes tentatives arrivées bien à propos, le secrétaire général de Nations Unies, M. Antonio Guterres et le Président de la Commission de l’Union africaine, M. Moussa Faki étaient attendus cette semaine dans la capitale de la RDC.

Alors que tout semblait baigner dans l’huile concernant cette visite considérée pourtant par l’immense majorité de Congolais comme celle de la dernière chance, le gouvernement vient d’annoncer qu’il n’est pas disposé à recevoir les deux personnalités de marque à cause de l’agenda supposé très chargé du Chef de l’Etat Joseph Kabila!

Pour de nombreux observateurs avertis de ce qui passe actuellement en RDC, l’annulation de la visite conjointe attendue d’Antoio Guterres et de Moussa Faki est à mettre sur le compte d’un cinglant camouflet infligé une fois encore à la communauté internationale.

Les initiatives malheureuses de la RDC consistant à éviter volontairement des noms utiles à sa survie en tant qu’Etat ne sont pas sans conséquences. Car, ses absences répétées des concerts de nations ne viennent que renforcer l’isolement des dirigeants congolais.

Le refus à peine voilé de Kinshasa de recevoir le secrétaire général de l’ONU ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine traduirait la détermination du pouvoir de Kinshasa de ne plus écouter les appels incessants à l’alternance démocratique émanant de la communauté internationale et même des pays de la sous-région, afin de faire respecter la Constitution du pays.

Ces appels visent à sauvegarder la paix chèrement acquise par la RDC interviennent à l’approche des élections présidentielle et législatives prévues le 23 décembre 2018. Le nouveau camouflet que Kinshasa vient d’infliger à la communauté internationale, après avoir fait reporter sine die le sommet de Luanda sur la crise politique que traverse la RDC traduirait aussi la volonté du régime de Kabila de s’accrocher  au pouvoir en violation de la Constitution en vigueur et de l’Accord politique de la Saint Sylvestre.

La création d’un prétendu front dénommée FCC et l’obstination de la CENI à imposer la machine à voter aux scrutins attendus alors que la crédibilité de cet outil est décriée ne seraient donc que l’arbre qui cache la forêt.

A Kinshasa, l’option semble décidément prise par les proches de l’actuel chef de l’Etat pour l’amener à un troisième mandat à la tête du pays,  en violation de la Constitution. Tout cela quand bien même Joseph Kabila n’aurait aucun bilan socio-économique à faire valoir après 17 ans de règne,  face à une population confrontée à une insécurité chronique à travers le pays e dont les conditions de vie ne font que se dégrader chaque jour.

Par Bamporiki Chamira


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