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Gouvernement : au-delà de Yuma, d’autres dignitaires figurent sur la liste noire de Tshisekedi !

Le chef de l’État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi est formel. Il ne veut pas du tout de faire d’Albert Yuma Mulimbi son premier ministre et formateur du gouvernement. Bien que proposé par le Front commun pour le Congo détenant la majorité parlementaire, la réputation controversée de ce proche collaborateur de Joseph Kabila joue en sa défaveur. D’autres acteurs politiques seraient blacklistés de futures nominations par Fatshi.

« Le président a déclaré à Kabila que Yuma n’était pas un bon choix, car il est compromis », a déclaré une source proche de la présidence citée par Reuters.

En effet, Albert Yuma aurait été la préférence du patron du FCC face à deux autres noms proposés à Tshisekedi, à savoir : Henri Yav Mulang, le ministre des Finances et Jean Mbuyu, l’ex-conseiller spécial en charge de la sécurité de Kabila.

Si le bureau de Félix Tshisekedi affirme, sans avancer un quelconque commentaire sur les candidats, que le processus de sélection se poursuit, la réalité est telle que le futur formateur du gouvernement sera issu des rangs du FCC.

Cependant, apprend-on des sources concordantes, que le chef de l’État détiendrait une liste noire de certaines personnalités politiques ayant été citées et/ou écopées de sanctions internationales ou encore ayant fait l’objet de la clameur publique à la suite de l’exercice de leurs mandats.

« Il ne s’agit pas du recyclage mais du renouvellement des acteurs politiques compétents et de bonne moralité à qui Félix Tshisekedi devrait confier des charges publiques. Le changement attendu par le peuple congolais part également de la moralisation de la classe politique qui n’a cessé d’étaler sa médiocrité », a commenté une source diplomatique.

Confirmant la nécessité de faire une coalition gouvernementale CACH-FCC, accord en cours de finalisation, Félix Tshisekedi a rappelé, lors d’une conférence de presse à Washington DC, son engagement à soumettre tous les futurs commis d’Etat à l’observance stricte d’un Code de bonne conduite.

« Je vais m’attaquer à tout ce qui a avili le citoyen congolais et qui a contribué à affaiblir le développement de notre pays. Toutes ces antivaleurs de corruption, de violations des droits de l’homme, de brimades, toute cette traque des opposants parce qu’ils avaient émis un son contraire par rapport aux autorités du pays… C’est à ça que je vais m’attaquer. Tout celui qui est d’accord avec ce point de vue peut me fréquenter », a martelé le chef de l’Etat devant la presse réunie le 6 avril 2019 à Washington DC.

A l’en croire, le patron de la majorité parlementaire et des sociétaires du FCC ont été saisi de ces principes, de cette vision portée par la majorité présidentielle détenue par Cach.

Dans cette perspective, il y a lieu de s’attendre à de nouvelles figures, de nouvelles énergies et compétences dans le futur gouvernement et même au sein des entreprises du portefeuille de l’État. Ce nettoyage ne pourra épargner que des personnalités modèles qui se sont distinguées positivement de cette classe de dirigeants décriée. Elles sont malheureusement à compter au bout de doigts !

Emilie Mboyo
ZOOM-ECO 

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